Le plein air démystifié
«Le plein air n’est pas réservé uniquement aux casse-cou.» L’affirmation vient de Stéphane Corbeil, président et fondateur du Festival plein air de Montréal qui avait lieu cette fin de semaine au parc Jean-Drapeau.
«C’est dommage, mais les gens associent trop souvent plein air avec danger et risques», avance M. Corbeil. D’ailleurs, la proportion d’adeptes de plein air qui pratiquent des sports extrêmes ne serait que de 4 à 5 %, dit l’entrepreneur.
La démocratisation du plein air, comme le désignent les gens du milieu, s’est déroulée à partir de 1995. Un engouement pour les activités extérieures a alors pris forme. Le vélo, la randonnée pédestre et le camping demeurent les activités préférées des Québécois. La pratique de l’escalade, contrairement à celle du canoé et du kayak, serait plutôt marginale.
35 000 visiteurs
Avec les 115 exposants et les 130 ateliers et conférences, la 8e édition du Festival plein air de Montréal a attiré près de 35 000 visiteurs, estiment les responsables. Sans détour, Stéphane Corbeil martèle que «le festival vise à contaminer le plus de gens possible au plein air». L’image de la petite famille qui part en canot la fin de semaine n’est pas assez répandue, selon lui. L’événement se veut aussi un frein à la sédentarité des jeunes.
L’accès gratuit au site a entre autres permis à plusieurs visiteurs de s’initier au kayak, à la plongée sous-marine et au vélo de montagne. Les défis sportifs ne manquaient pas non plus, le Triathlon des îles ayant eu lieu samedi.
À la recherche de l’âme sÅ“ur, une centaine de célibataires ont aussi pris part samedi au Rallye Dating, un parcours pédestre organisé par rencontresportive.com.