Élections à Montréal: Les hostilités sont officiellement lancées
Dans deux ambiances différentes, mais presque simultanément, Gérald Tremblay et Louise Harel ont officiellement lancé leur campagne électorale, hier.
Alors que Gérald Tremblay s’est adressé à ses militants réunis en congrès au Collège Maisonneuve, Louise Harel avait donné rendez-vous à ses partisans au parc Jarry pour une fête familiale.
Le décor était toutefois secondaire hier, puisque les deux candidats à la mairie semblaient bien décidés à descendre dans l’arène.
Tant du côté d’Union Mont-réal, le parti du maire Tremblay, que du côté de Vision Montréal, le parti dirigé par Louise Harel, les flèches destinées à l’adversaire ont fusé de toutes parts. Les deux chefs ont pourtant déclaré à tour de rôle vouloir éviter une campagne négative pour se concentrer sur une campagne d’idées.
Les projets d’Union Montréal
Gérald Tremblay, qui était accompagné de son équipe de 102 candidats, a tenté de rassurer ses militants sur les allégations de corruption qui circulent à son endroit, dans l’espoir de clore une fois pour toutes ce chapitre.
«Lorsque vous avez de l’information privilégiée, que les gens vous font confiance et vous disent qu’il y a peut-être des irrégularités, […] vous ne fermez pas les yeux, vous ne vous bouchez pas les oreilles. Et aujourd’hui, c’est ce qu’on me reproche, a lancé le maire. Je ne veux plus qu’on m’attaque sur ce sujet-là. Je ne veux pas faire une campagne sur le passé.»
M. Tremblay a dit souhaiter plutôt que sa campagne, baptisée La ville que l’on veut, la ville que l’on aime, soit axée sur l’avenir et sur des projets porteurs pour Montréal, tels que les muséums nature, la navette ferroviaire vers l’aéroport Trudeau, le parc Jean-Drapeau et le réaménagement de l’autoroute Bonaventure.
Vision Montréal veut faire le «ménage»
Entourée d’une équipe de 75 candidats, à laquelle 27 autres devraient se greffer dans les prochains jours, Louise Harel a réitéré son intention «d’agir contre le désordre ambiant».
La chef de Vision Montréal a indiqué que son parti se mettait en marche «vers une confiance rétablie des électeurs, vers la fin du fouillis des 19 villes dans la Ville, vers une fonction publique compétente et transparente et vers un commissaire à l’éthique exigeant».
«Le choix est clair, a-t-elle affirmé. D’un côté, il y a le statu quo proposé par Gérald Tremblay, et de l’autre, il y a le changement proposé par Vision Montréal.»
La question de l’intégrité devrait aussi être au centre de la campagne de Vision Montréal, quoi qu’en dise Gérald Tremblay.