Montréal stagne en matière d'agriculture urbaine
En matière d’agriculture urbaine, Montréal serait dans le peloton de tête, mais aurait tendance à se reposer sur ses lauriers.
«La Ville s’en est tenue essentiellement au jardinage communautaire, souligne un spécialiste du sujet, Luc Mougeot, membre du Centre de recherche et de développement international en agriculture urbaine. Il faudrait diversifier les options pour intensifier la pratique de l’agriculture urbaine.»
La soixantaine de personnes inscrites à la première école d’été de l’agriculture urbaine organisée au Québec planchent présentement sur la question. Jusqu’à vendredi, elles réfléchiront aux enjeux de l’agriculture urbaine et à son intégration au quotidien.
Un problème de gestion
Si, avec ses 96 jardins communautaires, Montréal est un exemple pour de nombreuses autres métropoles à travers le monde, Éric Duchemin, chargé de cours et professeur associé à l’Institut des sciences de l’environnement, estime cependant que la ville a du mal à avancer d’avantage dans le domaine.
Il accuse entre autres les gouvernements de ne pas assez appuyer le développement de l’agriculture urbaine. «Cette dernière est gérée par les arrondissements, donc les mesures sont différentes d’un arrondissement à l’autre», regrette-t-il.
Et si certains pensent que les techniques d’agriculture urbaine sont un peu désuètes, M. Duchemin affirme quant à lui que c’est un sujet «dans l’air du temps».
De nombreuses alternatives se développent en effet pour maintenir l’agriculture dans les villes, comme la mise en place de toitures recouvertes de végétaux, de culture en bacs ou encore de compostage.