Pas de troisième mandat pour la mairesse de Westmount
Karine Marks, actuelle mairesse de Westmount, ne briguera pas de troisième mandat cet automne. Après 18 ans de politique municipale, dont huit ans à la tête de la ville, elle dit partir avec le sentiment du devoir accompli.
Lors de la conférence de presse annonçant sa décision, Mme Marks a indiqué que la chose dont elle était le plus fière, c’était d’avoir su garder son équipe soudée lors de l’épisode des fusions-défusions : «Les risques de burnout étaient élevés à cause de la pression».
Pourfendeuse victorieuse des fusions municipales, la femme de 62 ans estime toutefois que tout n’est pas réglé. «On paie 20 % de la facture avec nos taxes et pourtant nous ne sommes que 13 % de la population», affirme-t-elle.
Même si elle a pris la tête des 15 villes défusionnées dans les négociations avec Montréal, Mme Marks ne voit pas que des défauts dans les fusions de 2001. «Pour les anciens arrondissements, ça a été bon, car à l’image des municipalités, ils ont désormais des conseils d’arrondissement où les citoyens peuvent se faire entendre.»
En 2005, Mme Marks avait été réélue avec 89 % des voix. Elle n’a pas voulu discuter de qui pourrait lui succéder.