Greenpeace accuse Xerox de contribuer à la destruction des forêts intactes
Le siège social de Xerox à Montréal a été ce midi la cible de Greenpeace, qui accuse la multinationale d’acheter le papier d’AbitibiBowater et de revendre du papier issu des forêts intactes du Québec. Selon l’organisation écologiste, la compagnie de photocopieurs est ainsi responsable de pratiques forestières irresponsables. Une équipe de bénévoles de Greenpeace a donc déclaré l’édifice de Xerox «scène de crime forestier».
«Par ses choix d’affaires, Xerox prouve qu’elle ne prend pas le développement durable au sérieux et se fait complice de la destruction de la forêt boréale», a fait valoir Mélissa Filion, co-responsable de la campagne forêt boréale de Greenpeace, par voie de communiqué.
Selon Greenpeace, plusieurs grands acheteurs de papier et de bois ont déjà pris position et décidé de réduire l’impact de leur entreprise sur la forêt boréale. Xerox, quant à elle, refuserait de passer en revue sa chaîne d’approvisionnement pour en éliminer les produits de papier issus des forêts intactes.
AbitibiBowater, un des fournisseurs de Xerox, est reconnue pour des pratiques forestières destructrices, ses nombreuses infractions à la Loi sur les forêts et ses finances à risque, affirme le groupe écologiste.