De Maisonneuve parti, les travaux commencent à la Place d'Armes
Le retrait des cinq bronzes du monument à Paul de Chomedey pour fins de restauration, a officiellement lancé les travaux de réaménagement de la Place d’Armes, mardi.
La Place qui fait face à la basilique Notre-Dame connaîtra une transformation majeure au cours des deux prochaines années.
L’une des principales étapes dans le réaménagement de la Place d’Armes consistera à la ramener au niveau des rues qui l’entourent. Présentement, l’espace est surélevé de quelque 75 cm, ce qui crée un effet d’enclavement.
«Les rues vont devenir une partie intégrante de la Place, a expliqué André Lavallée, responsable de l’aménagement urbain, du patrimoine et du design à la Ville de Montréal. Cela nous permettra de la piétonniser plus souvent.»
La démolition des murets et la préparation du site devraient débuter le 8 septembre et se conclure au début de l’hiver. Les travaux d’aménagement débuteront, eux, au printemps 2010 et dureront un an. Une pause estivale est prévue afin de ne pas nuire à la saison touristique.
Place aux piétons
Le paysage du secteur de la Place d’Armes devrait également changer. Les autobus touristiques qui s’immobilisent quotidiennement aux abords de la Place pourraient voir leur zone d’arrêt être déplacée un peu plus au nord, sur la côte de la Place d’Armes. La présence de taxis et de voitures devrait également faire l’objet d’une réflexion.
«On veut redonner la Place aux piétons et aux citoyens, a affirmé M. Lavallée. Avec le temps, elle a dû composer avec les contraintes de la circulation automobile. Il faut lui redonner de l’air.»
Un peu d’histoire
La Place d’Armes a été imaginée en 1693, alors que les Sulpiciens ont acheté le terrain dans le but d’en faire une place publique. Deuxième place à avoir été érigée dans la métropole, après la Place Royale, située non loin du Musée Pointe-à-Callière, la Place d’Armes a connu quelques transformations avant 1960, année au cours de laquelle les aménagements actuels ont été réalisés.
En 1914, par exemple, les jardins ont été complètement éliminés pour faire place à du béton et de la pierre. Quelques années plus tard, la Place d’Armes est devenue le terminus de tramway de Montréal.