L'Université Concordia se tourne vers l'énergie solaire
Le nouveau pavillon John-Molson de l’Université Concordia deviendra le premier bâtiment d’Amérique de Nord à être muni de panneaux solaires intégrés capables de produire de l’électricité et de la chaleur.
En tout, 384 panneaux ont été intégrés – et non ajoutés – à la façade sud du bâtiment, qui sera inauguré plus tard cet été. Ils permettront au pavillon de produire, à lui seul, 5 % de l’électricité et du chauffage nécessaires au fonctionnement de l’université pendant une année.
«L’énergie produite par les panneaux solaires suffirait à combler les besoins d’une dizaine de maisons de taille moyenne pendant un an», a indiqué à Métro Brendan O’Neill, chercheur à l’Université Concordia et chargé de projet pour la façade solaire.
Appuis nécessaires
Développée depuis une dizaine d’années par le Réseau de recherche sur les bâtiments solaires, dont le siège social est installé à Concordia, la technologie intégrée au pavillon John-Molson commence à susciter de l’intérêt.
«Mais la difficulté, c’est qu’au Québec, il n’existe pas de fonds dédiés aux énergies solaires, fait remarquer M. O’Neill. Les entrepreneurs sont donc moins portés à intégrer la technologie à leurs constructions.»
Sans vouloir indiquer le coût de l’installation de Concordia, qui a été principalement subventionnée par Ressources naturelles Canada et le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), Brendan O’Neill a précisé qu’elle représentait moins de 1 % des quelque 120 M$ qu’a coûté le pavillon.
Selon le chercheur, il suffirait d’instaurer une loi du 1 %, comme celle qui oblige les entrepreneurs chargés de construire des nouveaux bâtiments à consacrer 1 % de leur budget à l’incorporation d’art public, pour encourager l’implantation à plus grande échelle de cette technologie d’énergie renouvelable.