Élections à Montréal: Quelques notes discordantes côté environnement
Le Conseil régional de l’environnement (CRE) de Montréal a dévoilé hier les réponses fournies par les principaux partis engagés dans la course à la mairie à son questionnaire environnemental.
Le parti du maire Gérald Tremblay, Union Montréal, celui dirigé par Louise Harel, Vision Montréal, et celui mené par Richard Bergeron, Projet Montréal, se sont entendus sur la nécessité de réduire la circulation automobile à Montréal, sur l’importance d’offrir d’ici quatre ans une collecte à domicile des matières organiques et sur l’intérêt de faciliter l’accès aux berges pour la baignade.
Les trois partis ont toutefois divergé d’opinion dans les dossiers du financement du transport en commun, de la protection du mont Royal et de la qualité de l’air.
Financement problématique
Alors que tous ont consenti à rejeter tout projet qui entraînerait une hausse de la circulation automobile dans la métropole et à encourager le transport collectif, Union, Vision et Projet Montréal ne se sont pas entendus sur le financement à accorder à la Société de transport de Montréal (STM).
Alors que les partis de Richard Bergeron et de Louise Harel ont dit vouloir augmenter d’au moins 30 M$ par année le budget de la STM, Union Montréal s’est uniquement engagé à poursuivre ses efforts pour améliorer le financement de la Société.
«La capacité financière de Montréal étant limitée, et compte tenu du déficit structurel du métro, les discussions avec les villes voisines et le gouvernement du Québec doivent aboutir à un nouveau cadre financier», a expliqué le parti du maire.
Notes discordantes au sujet du mont Royal
Union Montréal a aussi fait bande à part dans le dossier de la protection du mont Royal et des milieux naturels.
Vision et Projet Montréal ont affirmé viser 12 % d’aires protégées sur l’île et la protection intégrale des 423 hectares du réseau écologique du mont Royal.
Union Montréal, de son côté, a dit vouloir s’en tenir aux 6 % d’aires protégées prévues et privilégier une approche qualitative plutôt que quantitative. Le parti du maire Tremblay a par ailleurs précisé que le réseau écologique du mont Royal devait être protégé, mais que cela n’impliquait pas une protection intégrale des 423 hectares du site.