Montréal en disgrâce, selon le magazine Maclean's
Le magazine hebdomadaire Maclean’s consacre la une de son édition du 9 novembre à la ville de Montréal, qu’il qualifie de corrompue, chaotique et dirigée par la mafia.
Dans un reportage à des années lumières du positivisme, le journaliste Martin Patriquin dresse un sombre portrait de la métropole, autrefois perçue comme une ville «glamour».
«Montréal a pris, au cours des dernières semaines, un détour sale et chaotique vers son sombre passé, écrit M. Patriquin. Les allégations de favoritisme mafieux, les enveloppes brunes remplies d’argent, des contrats outrageusement gonflés, un syndicat des cols bleus agressif et perpétuellement en conflit avec le bureau du maire : voilà ce que sont les arguments de vente de Montréal ces jours-ci, non pas ses charmes et sa joie de vivre.»
Selon Martin Patriquin, Montréal est devenue une ville dysfonctionnelle, handicapée par une structure de gouvernement archaïque et un secteur public hypertrophié. Et les élections qui se tiendront dimanche ne laisse que peu d’espoir au journaliste.
«C’est une triste et évocatrice indication de l’état des choses à Montréal : le seul candidat à la mairie qui n’est pas touché par les scandales croit que les attentats du 11 septembre étaient une commande de l’intérieur du gouvernement», rappelle-t-il, faisant référence à Richard Bergeron.