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Gérald Tremblay tend la main au FRAPRU

Le maire sortant Gérald Tremblay a proposé hier au Front d’action populaire en réaménagement ur­bain (FRAPRU) de mettre leurs efforts en commun s’il est réélu le 1er novembre afin de convaincre le provincial et le fédéral d’investir davantage pour le logement à Montréal.

Le chef d’Union Montréal a lancé cette suggestion hier, alors qu’il rencontrait finalement le Front, qui l’avait critiqué pour ne pas avoir participé à son débat sur le logement le 23 septembre dernier.

«Nous avons apprécié sa proposition de démarche commune, a affirmé à Métro le coordonnateur du FRAPRU François Saillant. On est convaincu que M. Trem­blay parle de logement avec les autres paliers de gouvernements, mais il man­que un véritable porte-parole sur la place publique pour défendre cette priorité.»

Des promesses insuffisantes
Le FRAPRU trouve toutefois insuffisants les 5 000 logements sociaux sur 4 ans que promet M. Tremblay. «L’am­pleur du problème de logement à Montréal doit con­vaincre les gouvernements de hausser la barre des investissements», selon M. Saillant.

Selon le Front, ce sont 20 000 logements sociaux sur 5 ans qui sont nécessaires à Montréal.

«Ce n’est pas la faute du maire, mais la réalité à Montréal, c’est que 7 000 mé­nages consacrent plus de 30 % de leur revenu à leur loyer et que le prix des logements a augmenté de 30 % entre 2000 et 2008 dans la métropole», rappelle le coordonnateur.

Des programmes à clarifier
François Saillant se dit incapable de déterminer quel par­ti propose le meilleur programme en ce qui a trait aux lo­gements en raison des am­biguités qui se trouvent dans les programmes de Louise Harel et de Richard Bergeron.

«On voit une confusion dans leurs programmes entre les logements sociaux et les logements abordables», souligne François Saillant, ajoutant que le programme de Mme Harel est même contradictoire à un endroit. Le FRAPRU s’attend à ce que des précisions soient faites.

Mea culpa
Le chef d’Union Montréal a fait son mea culpa au FRAPRU hier pour avoir laissé entendre que son administration avait réglé la crise du logement à Montréal. Il a précisé que ce qu’il voulait dire est qu’il avait réglé la crise du logement du 1er juillet. 

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