Laval: un ingénieur donne des détails sur la collusion
L’ingénieur à la retraite et ex-vice-président de la firme CIMA+, Lucien Dupuis, a donné plus de détails sur le fonctionnement de la ville de Laval, devant la commission Charbonneau.
Avant 1996, deux fois par année, l’homme de 80 ans allait remettre la ristourne de 2% de la valeur des contrats obtenus par CIMA + en argent comptant au notaire Jean Gauthier, à son bureau.
Cet argent comptant provenait des employés qui achetaient leur café aux machines à café et en vendant des plans et devis à d’autres compagnies. Avec ces deux moyens, l’entreprise récupérait près de 29 000$.
S’il n’y avait pas assez d’argent dans les poches de l’entreprise, M. Dupuis avançait l’argent puis se remboursait avec l’argent des machines à café.
Le témoin, qui n’est pas accusé dans le cadre du projet «Honorer» de l’UPAC, a raconté avoir construit un bureau en 1979 pour obtenir des contrats dans la municipalité.
Le témoin a expliqué que jusqu’en 1998, les contrats étaient octroyés de gré à gré et que c’est Gilles Vaillancourt qui lui a indiqué quels contrats sa firme obtiendrait.