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Centre compassion de Montréal : Dix ans, ça se fume!

Le cannabis thérapeutique montréalais a dix ans. Mais les fondateurs du Centre compassion de la rue Rachel dressent un bilan mitigé du développement du cannabis médical.

En 1999, la police était sur les dents. Un local offrant plusieurs sortes de cannabis aux sidéens, cancéreux et victimes de la sclérose en plaques ouvrait ses portes, entraînant l’arrestation de certains de ses fondateurs, dont Marc-Boris Saint-Maurice.

Aujourd’hui, toutes les charges ont été abandonnées contre lui et un programme fédéral de cannabis thérapeutique a été institué au Canada, une première dans le monde. Mais pour l’acceptation sociale, on repassera.

Peu de «Dr pot»
Seuls 325 Québécois disposent de permis fédéraux pour posséder ou faire pousser leur marijuana, contre 1180 en Ontario. «Peu de médecins acceptent de signer les documents nécessaires à l’approbation d’un dossier, ils ne veulent pas être catalogués "Dr Pot"», explique M. Saint-Maurice.

Face aux quelques cas de refus de soins, d’assurance ou d’hébergement de fumeurs thérapeutiques, le Centre compassion a obtenu récemment un jugement positif de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse. En gros, les droits d’un fumeur thérapeutique ne peuvent être brimés parce qu’il consomme une drogue illégale.

«La marijuana, c’est une plante, pas un composé synthétique qui sort d’un laboratoire. Si ça reste illégal au Canada, ça n’a rien à voir avec la science, mais plutôt avec les préjugés», conclut Caroline Doyer, co-fondatrice du Club Compassion qui compte désormais 1 500 membres.

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