Record de particules fines dans l'air à Montréal
Plusieurs Montréalais se sont réveillés dans la nuit de dimanche à lundi en sentant une odeur de brûlé. Les vents qui soufflaient du nord-ouest ont en effet ramené un énorme panache de fumée en provenance de la Haute Mauricie. Il s’accompagnait aussi d’une grosse quantité de particules.
L’indice de concentration des particules fines de moins de 2,5 microns (PM 2,5) relevé dans la nuit de dimanche à lundi a atteint le taux de 200 µg/m3, indique Diane Boulet, la responsable du Réseau de surveillance de la qualité de l’air.
En comparaison, un indice est considéré comme mauvais à partir de 51 et lors de la plus grosse alerte au smog de l’été dernier, l’indice avait atteint 75. «Le plus haut taux observé jusqu’ici tournait autour de 175 µg/m3, les 7 et 8 juillet 2002, alors que des incendies sévissaient autour de la Baie-James», précise Mme Boulet.
Les particules fines peuvent se loger dans l’appareil respiratoire et gêner les asthmatiques et les personnes âgées. Heureusement le panache de fumée a surtout atteint la métropole pendant la nuit.
Météo
Habituellement à Montréal, les vents soufflent du sud-ouest, nous ramenant la pollution ontarienne et américaine. Mais le changement dépressionnaire de dimanche a provoqué une inversion dans la direction des vents et dirigé la fumée vers la métropole. Le météorologue René Héroux ne prévoit pas de répétition du phénomène cette semaine. Les averses prévues ces jours-ci devraient en outre aider les pompiers.