Les cols bleux pourraient débrayer
Les cols bleus de Montréal comptent déclencher une grève générale illimitée au Biodôme et à l’Insectarium dès le 26 mars. Dans un avis de grève acheminé mardi à la Ville de Montréal, le syndicat des cols bleus a fait part de son intention de fermer les portes des deux muséums nature pour une durée indéterminée.
Les travailleurs manuels projettent aussi de refuser toutes les heures supplémentaires qui leur seront demandées. De plus, ils veulent que les chefs d’équipe – des postes de salariés – redeviennent de simples cols bleus, le temps du conflit travail.
Alan DeSousa, vice-président du comité exécutif et responsable des Finances à la Ville de Montréal, s’est désolé de la décision des cols bleus. «C’est regrettable que ça en vienne à ce point, a-t-il indiqué. Lors de la dernière ronde de négociations, le syndicat n’est resté que 15 minutes à la table. Nous pensons que notre offre est raisonnable, mais c’est sûr qu’il faudra plus que 15 minutes pour trouver une entente qui satisfera les deux parties.»
Une question d’équité
La Ville a conclu des ententes avec les deux tiers de ses employés au cours des derniers mois. Le 1er mars, un arbitre a donné raison à l’administration du maire Tremblay dans le dossier du renouvellement de la convention collective des pompiers. Il a alors imposé des hausses salariales limitées à 4 %, loin des 13,5 % réclamés par les pompiers.
«C’est dans un esprit d’équité que nous maintenons notre offre, a expliqué M. DeSousa. Nous devons respecter le cadre financier de la Ville.»Le Conseil des services essentiels devrait se pencher au cours des prochains jours sur les plans des cols bleus. Les deux parties reprendront les négociations seulement dans trois semaines, soit les 6, 7, 8 et 9 avril. D’ici là, elles se rencontreront pour des discussions informelles.