Un rapport qui écorche la Ville
Le rapport annuel du vérificateur général, Jacques Bergeron, a beaucoup fait jaser mardi. Trois dossiers ressortent nettement : le contrat de téléphonie, la surveillance des locaux du SPVM et les contrats de construction accordés par les arrondissements.
Le contrat accordé à Telus était au centre des préoccupations. Cependant, le vérificateur n’a pas voulu commenter le fait que le nouveau directeur général de la Ville, Louis Roquet, a transmis à Telus les résultats préliminaires de son enquête malgré leur confidentialité.
Mardi, M. Roquet a justifié son geste en disant qu’il voulait s’assurer que certains prix confidentiels offerts par Telus, et inscrits dans le rapport, ne soient pas dévoilés à la concurrence. Il admet n’avoir consulté le service juridique de la Ville qu’une fois son geste controversé fait.
Dans ce dossier de près de 100 M$, le vérificateur constate une mauvaise gestion dès l’identification des besoins, la faiblesse de l’expertise interne et les risques de dérapage financier. Certaines irrégularités graves l’ont même poussé à transmettre des informations à la police. Telus se défend de toute malversation.
Contrat irrégulier du SPVM à BCIA?
Le contrat de surveillance de 833 000 $ par an aurait été prolongé sur une simple entente verbale, d’après le vérificateur général. Les élus, qui avalisent ce genre de contrat, n’en auraient pas été informés. Si la Ville admet «l’erreur administrative», elle précise qu’il n’y a pas eu fraude et que la situation sera corrigée.
Collusion dans la construction?
Y a-t-il une réelle concurrence entre les 21 principales entreprises de construction? Les résultats de certains arrondis-sements laissent le vérificateur «perplexe».
- Verdun. 100 % des 26 contrats accordés à Catcan.
- Lachine. 95 % des 16 contrats accordés à deux entreprises
- Anjou. 100 % des 5 contrats octroyés à Construction Louisbourg.