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Expulsée malgré une grossesse risquée

Sayon Camara Sow, ressortissante guinéenne, devrait être expulsée du Canada mardi vers son pays d’origine, et ce, même si elle souffre de diabète et vit une grossesse diagnostiquée à risque. Ne disposant plus d’aucun recours juridique, elle en a en appelé lundi à l’aide du ministre de la Sécurité publique, Vic Toews. «Je veux vivre avec mon mari au moins jusqu’à l’accouchement», a-t-elle demandé.

Enceinte de 24 semaines et mariée depuis 2 ans à Abdul Sow, un citoyen canadien, Mme Camara avait été mise en détention vendredi par les services frontaliers du Canada, pour le motif de risque de fuite. Elle ne s’était pas présentée à l’aéroport lors d’un précédent ordre de quitter le territoire, le 19 février. Elle avait néanmoins été  remise en liberté lundi, mais cette décision n’annulait en rien son renvoi en Guinée- Conakry.

Cicatrices

Arrivée à Montréal en 2006, Mme Camara avait sollicité le statut de réfugiée, affirmant qu’elle avait dû fuir son pays à la suite d’un mariage forcé. Elle avait été déboutée de sa demande. Le Mouvement contre le viol et l’inceste, qui la soutient, a assuré qu’elle présente des cicatrices profondes sur le corps dues à de mauvais traitements.

Les autorités doutent également de la sincérité de son mariage avec M. Sow et ont refusé sa demande de résidence permanente. À 42 ans, Mme Camara a dit craindre pour sa santé et celle de son bébé. Une lettre de la Dre Fanny Hersson, qui exerce à la Maison bleue, stipule que Mme Ca­mara doit bénéficier d’un traitement médical coûteux qu’elle aura de grandes difficultés à suivre en Guinée puisqu’elle se trouvera sans ressource à son arrivée.

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