Plaintes pour bruit excessif: La SAT, un cas isolé
La Ville de Mont-réal considère que les plaintes pour bruit excessif portées contre la Société des arts technologiques (SAT) les 25 et 26 mars dernier étaient des cas isolés. «C’est un problème circonstanciel», a fait savoir hier l’attaché de presse du comité exécutif de la Ville de Montréal, Bernard Larin.
Plus tôt cette semaine, le DJ montréalais Ghislain Poirier a publié une lettre ouverte dans laquelle il dénonçait l’intervention policière à la SAT, située sur le boulevard Saint-Laurent, dans le Quartier des spectacles. «Des répercussions négatives qui se feront sentir pour une quantité d’événements futurs, tous styles musicaux confondus», écrivait-il.
La SAT a fait l’objet de plainte à quatre reprises au cours de la dernière année, dont deux au mois de mars. «C’est très peu», a précisé le commandant du Service de police de la Ville de Montréal affecté au poste 21, Alain Simoneau.
Le changement de position du système de son et des rénovations ont eu pour effet d’amplifier le bruit les 25 et 26 mars dernier, a expliqué le coordonnateur des communications de la SAT, Martin Lapointe. «Le dialogue est ouvert depuis longtemps avec les résidants, a-t-il ajouté. La SAT tente de trouver un juste milieu entre les promoteurs et les résidants pour que tout le monde soit content.»
L’incident de trop
Depuis le mois de mars, un inspecteur de l’arrondissement de Ville-Marie a visité la SAT. Une dalle de béton devrait être installée sous peu sur une partie du toit, ce qui devrait atténuer le bruit. «C’est très, très rare qu’on ait des plaintes contre les salles de spectacle», a ajouté le commandant Simoneau.
Des plaintes contre le bruit excessif ont été déposées auparavant contre d’autres salles de spectacle, entre autres le Main Hall et le Zoobizarre. «[Avant l’incident à la SAT], il y avait beaucoup de grogne chez les artistes, a souligné M. Lapointe. Pour ceux qui font des tournées et qui essaient d’avoir de la visibilité à Montréal, ça peut être frustrant à la longue d’avoir toujours les mêmes problèmes.»