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Vision Montréal dans l'eau chaude

Marie-Eve Shaffer et Mathias Marchal - Métro

Le Directeur général des élections (DGE) a ouvert une enquête sur le cautionnement illégal d’un prêt de 550 000$ contracté par Vision Montréal.

Dix-huit élus, dont la chef Louise Harel, se sont portés garants pour des sommes allant au-delà de la limite permise par la loi électorale qui est de 10 000$, a admis aujourd’hui Vision Montréal. Mme Harel s’est elle-même portée garante pour une valeur de 240 000 $.

«Il est possible qu’on sévisse s’il y a des infractions reconnues», a indiqué la porte-parole du DGE, Audrey Garon. L’agent officiel et les électeurs qui ont cautionné le prêt encourent une amende variant de 500$ à 10 000$.

Louise Harel a plaidé l’erreur, mais «une erreur faite de bonne foi». Ce prêt de 550 000 $ avait été sollicité auprès d’une institution financière, pendant le dernier congé des fêtes, pour rembourser les fournisseurs à la suite d’une campagne électorale coûteuse. Comme le parti traînait déjà une dette de 342 000 $, le parti a dû solliciter ses élus pour qu’ils garantissent le prêt.

Pas une fraude?
«Oui, on aurait dû le savoir», a convenu Mme Harel en conférence de presse cet après-midi, «mais on est soulagé de savoir qu’il ne s’agit pas d’une fraude», a-t-elle ajouté en précisant avoir elle-même alerté le DGE dès qu’elle s’était rendu compte de l’erreur.

«Depuis, on a renégocié l’emprunt et on a rouvert les cautions pour se mettre en règle», a ajouté la présidente du parti, Soraya Martinez, qui espère que tout sera rentré dans l’ordre d’ici un mois.

Union Montréal questionne
Union Montréal a mis en doute la sincérité de Mme Harel qui dit qu’elle ignorait les dispositions de la loi électorale concernant le cautionnement. «Elle a 25 ans d’expérience politique et elle a été ministre des Affaires municipales», a décrié la porte-parole d’Union Montréal, Geneviève Hinse.

En point de presse, le numéro deux de l’administration du maire Tremblay, Alan DeSousa, s’est demandé quelle proportion des dépenses électorales de Vision Montréal seront payées par la Ville puisque selon lui, le parti de Mme Harel a dépensé beaucoup plus que ce que ses moyens lui permettaient.

En vertu de la Loi électorale, la moitié des dépenses engagées par un parti politique qui a recueilli plus de 15% des suffrages à des élections sont remboursées.

Selon le DGE, peu de cautionnements illégaux sont constatés. En 2005, lors des élections municipales, trois formations politiques en ont été reconnues coupables, soit le Parti des contribuables de Repentigny, Horizon Masouche et Équipe Gilles Pépin – Saint-Constant.

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