La STM championne du «transpire en commun»?
Il faisait jusqu’à 34oC dans le métro mardi, selon le parti Projet Montréal qui demande qu’on climatise graduellement le réseau d’autobus et de métro pour que le transport en commun soit plus compétitif, à une époque où 95 % des autos se vendent avec la climatisation.
Même si Marvin Rotrand, élu d’Union Montréal, prétend notamment que cette solution coûterait 225 M$, Richard Bergeron, chef de Projet Montréal, rétorque que cela ne gonflerait les budgets d’investissement et d’opération que de l’ordre de 1 % par an. «Pourquoi quand il s’agit de transport en commun, on fait des calculs d’épicier, alors qu’on dépense des milliards pour des projets autoroutiers sans se poser de questions», s’exclame-t-il.
François Limoges (Projet Montréal) et Elsie Lefebvre (Vision Montréal) appuieront au prochain conseil municipal des motions pour que le sujet de la climatisation soit débattu.
Mardi, en conférence de presse, le président de la STM, Michel Labrecque, était contre la climatisation du métro. Le moteur des futures voitures et notamment leur système de récupération d’énergie au freinage permettront déjà de faire des gains de 3 à 4oC, d’après lui. Sans compter que la climatisation des wagons produirait de la chaleur dans les tunnels qu’il faudrait alors eux-mêmes climatiser.
Concernant les autobus par contre, la STM testera l’année prochaine la climatisation sur certains véhicules de trois lignes qui restent à déterminer.