Convocation du vérificateur général: Beaucoup de bruit pour presque rien
Tout ça pour ça! C’est l’impression générale qui ressortait à la fin de la séance extraordinaire du conseil municipal pour faire la lumière sur les plus récents propos du vérificateur général de Montréal, Jacques Bergeron.
La raison de cette convocation? Cette semaine, M. Bergeron avait envoyé un courrier aux élus où il sous-entendait que son prédécesseur, Michel Doyon, n’avait pas reçu l’information pertinente de l’administration municipale dans le controversé dossier TELUS. Il voulait ainsi rectifier les propos du contrôleur général, Pierre Reid, dans les médias.
Devant les questions d’un élu de la majorité, Lionel Perez, le nouveau vérificateur a toutefois admis que, si son prédécesseur n’avait pas reçu «personnellement» les documents, ses adjoints les avaient reçus. Autrement dit : gros tintamarre pour une question de sémantique.
En outre, les précisions apportées par le contrôleur général, Pierre Reid, lui aussi convoqué, ont permis de corriger des affirmations contenues dans les médias qui laissaient penser que l’administration municipale et le maire Tremblay n’avaient pas prévenu la police dans le cas de ce contrat de téléphonie. Cela a été fait en juillet 2008, selon M. Reid, soit bien avant le rapport du vérificateur.
La chef de l’opposition officielle, Louise Harel, se de-mande toujours pourquoi la Ville n’a pas suspendu le contrat en 2008 si elle avait décelé des irrégularités. Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron se voulait quant à lui philosophe : «On aurait pu s’épargner ce cirque si tout ce beau monde s’était parlé», a-t-il conclu.
Roquet égratigné
Ayant transmis à TELUS une partie du rapport du vérificateur, le directeur général Louis Roquet pourrait être sanctionné, d’après l’avis juridique demandé par le vérificateur et remis aux élus mercredi. Le geste de M. Roquet est qualifié «d’inadmissible, d’inexcusable et d’indéfendable, voire d’illégal». Alex Norris, de Projet Montréal, demande au maire Tremblay de réprimander publiquement M. Roquet.