Projet Montréal s'en prend au parti du maire
Le parti du maire fait de la désinformation en matière de qualité de l’air à Montréal, déplore Projet Montréal, qui dénonce au passage le prolongement de l’autoroute 19 et le manque d’utilisation du transport en commun par les deux autres partis.
«En additionnant les jours où l’air est bon et ceux où il est acceptable, la Ville nous laisse croire que la qualité de l’air se maintient», dénonce Josée Duplessis, porte-parole de projet Montréal en matière d’environnement, qui parle de «stratagème».
Ces cinq dernières années, le nombre de jours où l’air a été mauvais a augmenté de 25 %. Il s’établit en moyenne à 23 jours par an (contre 18 entre 2000 et 2004). Projet Montréal en a profité pour dénoncer le prolongement de 10 km de l’A-19 au nord de Laval. Même si le projet prévoit des voies réservées au transport en commun, «cela lance un mauvais message à la population, selon le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, alors que le parc automobile a crû de 24 % depuis 2001».
Les dernières statistiques en matière de transport de l’enquête Origine Destination contredisent cependant le tableau noir brossé par M. Bergeron. Elles indiquent que, même si le parc automobile a augmenté, le nombre de déplacements en auto a baissé de 1 % depuis 2003.
Le transport en communboudé
Des trois partis, Projet Montréal serait celui qui utilise le plus le transport en commun. Entre 2006 et 2009, le cabinet du maire Tremblay n’a demandé en moyenne que 4 $ par an pour des remboursements liés au transport en commun, contre 16 540 $ pour des remboursements liés à l’utilisation de l’auto. Projet Montréal se vante de ce que 94 % de ses dépenses de transport sont reliées au transport en commun.