Le comité de survie de Shell disparaît
Le comité de survie de la raffinerie Shell de Montréal-Est a cessé ses activités vendredi. L’avocat Michael Fortier, qui présidait le comité, a indiqué avoir pris cette décision pour éviter de compromettre les négociations en cours entre Shell et le dernier acheteur en lice.
L’ancien sénateur, qui a travaillé bénévolement au dossier Shell, considère avoir accompli sa mission en dénichant, en quatre mois, deux acheteurs sérieux pour la raffinerie de Montréal-Est, que Shell souhaite transformer en terminal. La pétrolière, qui affirme avoir sondé le marché pendant un an, n’était pas parvenue à trouver d’acheteur potentiel.
Le dernier espoir des quelque 800 travailleurs de la raffinerie réside désormais dans les négociations qui se poursuivent entre Shell et le groupe Delek. L’entreprise, qui exploite déjà une raffinerie au Texas, avait initialement offert 75 M$ pour les installations de Montréal-Est.
Cette offre avait été jugée insuffisante par Shell. Delek a depuis doublé son offre pour la porter à 150 M$. Le président du syndicat des employés de la raffinerie de Montréal-Est, Jean-Claude Rocheleau, a dit douter de la volonté de Shell de vendre ses installations.