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Le vélo-boulot gagne en popularité

La PDG de Vélo Québec, Suzanne Lareau, est formel­le : de plus en plus de travailleurs utilisent leur vélo pour se rendre au travail. Dans quelle proportion? Impossible à dire pour le moment, mais l’organisme qui promeut le vélo le saura sous peu, puisqu’elle met à jour son étude État du vélo au Québec.

Une des entreprises ayant remporté un prix Vélosympatique, Recyc-Québec, a carrément déménagé ses bureaux pour être plus accessible à vélo. Est-ce possible à toutes les entreprises d’encourager le vélo-boulot?
Oui. Les petites entreprises peuvent facilement décider que des bureaux près des autoroutes ne leur conviennent pas. C’est différent pour des entreprises comme Bombardier ou Canadair qui occupent tout un édifice. Toutefois, quand je constate que Bell installera son siège social à l’Île-des-SÅ“urs, je me dis «quelle mauvaise décision». Comment voulez-vous que les cyclistes s’y rendent? Pour les entreprises situées dans des lieux peu invitants, les employés à vélo qui habitent trop loin peuvent combiner le vélo à d’autres moyens de transport. Les gens installés dans des quartiers industriels peuvent aussi demander aux arrondissements d’aménager une piste cyclable.

Y a-t-il des effets bénéfiques pour les entreprises?
Quand on est actif physiquement, on est plus éveillé, plus en forme pour faire son travail et aussi moins absent. Des études démontrent que l’activité physique a un lien direct avec la productivité d’un employé. Les gens qui ne font pas de vélo disent qu’ils arriveront fatigués au travail, mais c’est le contraire: ils auront plus d’énergie. Pour une entreprise, c’est un avantage d’avoir des employés en forme et de bonne humeur.

Combien d’entreprises Vélo Québec a-t-il converties au vélo-boulot?
Actuellement, il y a 1800 entreprises inscrites à l’opération Vélo-boulot. Certaines ont moins de 10 em­ployés et d’autres sont très vastes. Le niveau de conversion d’une place à l’autre n’est pas le même parce que le rythme de conversion de chaque organisation est différent, mais le rythme s’est accéléré au cours des dernières années.

Quelle initiative d’une entreprise vous a le plus étonnée?
L’Université Laval a fait une piste cyclable sur son campus. Elle a aussi mis en place un atelier de coopérative de réparation de vélo opéré par des étudiants. Je n’avais jamais vu cela.

Quelle est la première action que les entreprises devraient poser pour encourager leurs employés à utiliser le vélo?
Installer des supports à vélo sécuritaires et positionnés aux bons endroits.

Des initiatives vélosympathiques
Vélo Québec a remis mercredi ses prix Entreprises vélosympathiques en marge de la journée En ville sans ma voiture. Voici un aperçu de leurs initiatives.

  • Les bureaux de Recyc-Québec étaient situés non loin de l’intersection des autoroutes 40 et 25. La PDG Ginette Bureau a décidé il y a deux ans de les déménager dans le centre-ville, près d’une station de métro. Aujourd’hui, 18% du personnel utilise le vélo pour rendre au travail, profitant ainsi des stationnements à vélo et des douches mis à leur disposition.

  • Bien que la région des Cantons de l’Est soit composée de nombreux monts et vallées, le Cégep de Sherbrooke encourage ses étudiants et son personnel à troquer l’auto pour le vélo. Depuis quelques années déjà, il a installé des supports à vélos dans des abris sécurisés et il a mis en place un service de vélo en libre service.

  • À tous les jours, il y a au moins 66 000 déplacements sur campus de l’Université Laval. Seulement 12% de ceux-ci se font par transport alternatif. Pour inciter la communauté universitaire à délaisser la voiture en solo, l’établissement a instauré un système de covoiturage, il a mis en place un service de vélo en libre service et il a aménagé une piste cyclable de 3 km, en lien avec le réseau cyclable de la ville de Québec.

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