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Les élus au chevet de l'industrie du taxi

Si l’on se fie aux principaux indicateurs économiques, l’industrie du taxi se porte bien. Le coût unitaire d’un permis (211 120 $) a crû de 10 % en quatre ans à Montréal. L’industrie qui compte près de 4 445 véhicules est évaluée à 1 G$. Côté emploi, 708 nouveaux chauffeurs en moyenne par an se lancent dans l’industrie et le taux de rétention est bon (1 % de départs).  

«Pourtant cette perception de santé financière est contraire au discours dominant qui émerge de l’industrie qui se plaint de la perte de revenus résultant de la baisse d’achalandage et de l’augmentation des coûts d’opération», selon un rapport du Bureau du taxi et du remorquage (BTR) qui fait l’hypothèse que 54 % de l’industrie est endettée.

«Aujourd’hui, afin de rembourser son hypothèque, un propriétaire doit devenir un entrepreneur et opérer son taxi 24 heures par jour, 7 jours semaine en louant son véhicule à un ou deux chauffeurs», note le BRT.

Outre la récession, la baisse d’achalandage a aussi pour cause la nouvelle navette de bus de la STM vers l’aéroport et le BIXI. Selon une étude de l’Université McGill, 8% des déplacements en BIXI remplacent des déplacements en taxi. Heureusement pour l’industrie, la STM sous-traite 81 % de son transport des personnes handicapées à l’industrie du taxi, ce qui rapporte 27,5 M$ par an. Cela nécessite toutefois que l’industrie adapte ses véhicules.

Après avoir haussé le prix des courses, la ville a annoncé qu’elle créerait des postes d’attente plus nombreux et plus design et a autorisé la publicité sur le toit. Cette dernière mesure ne semble pas faire l’unanimité. Selon les chauffeurs interrogés les revenus sont faibles par rapport aux contraintes (difficulté à retirer le support pour un usage privé et problèmes lors du nettoyage du véhicule).

BDV : À new-York, on a une longueur d’avance. 12 000 Unicab pourraient y rouler dans un avenir pas si lointain. Panneau solaires, moteur électrique pile à hydrogène, le véhicule est conçu pour recevoir des fauteuils roulants, vieillissement oblige.

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