Union Montréal: l'heure est au bilan
Il y a un an lundi, les Montréalais choisissaient de reporter au pouvoir le parti Union Montréal et son chef, Gérald Tremblay. L’administration Tremblay a dressé hier un bilan positif de la première année de son troisième mandat, tout en admettant que de gros défis restent à relever. Le leader de la majorité, Marvin Rotrand, a longuement insisté sur la «maturité politique» dont avait fait preuve Union Montréal à la suite de son élection, le 1er novembre 2009. «Il y a maintenant une administration progressiste et pragmatique à l’Hôtel de Ville, a-t-il soutenu. Ce qui est important pour nous, ce sont les résultats.»
Cette volonté s’est notamment traduite par l’intégration de membres des deux partis de l’opposition au comité exécutif, au conseil d’agglomération et aux diverses commissions. «Il y a des talents dans les trois partis, a rappelé M. Rotrand. Nous essayons de travailler avec tout le monde.» Le parti du maire Tremblay ne s’est pourtant pas privé d’envoyer quelques flèches aux deux partis de l’opposition.
Dans un communiqué remis aux médias, Union Montréal critique certaines décisions prises par les élus de Projet Montréal dans le Plateau-Mont-Royal. L’opposition officielle a aussi eu droit à quelques railleries, notamment au sujet du financement des partis politiques. Malgré ces quelques digressions, Union Montréal a tenu un discours optimiste et a rappelé que la métropole n’avait jamais autant investi dans ses infrastructures, dans ses parcs, dans son transport en commun et dans ses familles.
Les nombreux projets immobiliers qui fleurissent aux quatre coins de la Ville ont même fait dire à Marvin Rotrand qu’«il y a une récession, mais pas à Montréal». M. Rotrand a cependant admis que tout n’était pas réglé et que les gouvernements du Québec et du Canada devront aider la métropole à poursuivre son développement. «Nous avons besoin d’un financement récurrent pour le transport en commun, a expliqué le vice-président du comité exécutif, Alan De-Sousa. Nous espérons aussi que Montréal pourra un jour bénéficier de toute la richesse qu’elle génère.» Un bilan complet de la dernière année sera présenté en novembre au congrès d’Union Montréal.
Bilan de Projet Montréal
Projet Montréal a aussi profité du week-end pour faire son bilan de la première année du mandat 2009-2013.
- Enthousiasme. Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, a dressé un «portrait enthousiaste» de la dernière année.
- Crédibilité. Projet Montréal estime avoir acquis une grande crédibilité.
- Actions. La deuxième opposition s’est réjouie des actions concrètes entreprises dans l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal en ce qui concerne le déneigement, le verdissement et le stationnement, entre autres.
- Comité exécutif. Projet Montréal estime que la présence de Richard Bergeron au sein du comité exécutif a eu un grand impact.