À bout de forces…
J’ai été renversé par l’accueil-matraque que nos analystes et autres observateurs de la scène politique ont réservé au groupe Force-Québec, qui s’articule autour de François Legault. C’est quoi, le problème?
Moi, savoir que des gens d’impact qui proviennent de tous les milieux se penchent enfin sur notre avenir et pensent peut-être à éventuellement plonger dans l’arène, ça ne m’inquiète pas une miette. Au contraire, ça me laisse voir la lumière au bout du tunnel. J’y vois enfin autre chose que le maudit cynisme dans lequel on baigne depuis beaucoup trop longtemps.
Ici, c’est comme si tout devait toujours rester figé. Comme si on était pris pour toujours avec un Parti libéral qui gère l’État comme un club social. Comme si l’apathique PQ, une formation qui ne se distingue décidément pas en fait de renouvellement ni en tant qu’opposition officielle, allait dorénavant fixer les balises de la modernité et de la contestation. Comme s’il fallait se fier à ce radeau à la dérive qu’est l’ADQ – un parti qui demeure à ce jour l’affaire d’un seul homme qui, on le rappelle, n’y est même plus – pour espérer que ça change. Voyons donc…
Tout change. Qu’écris-je, tout doit changer! Et être toujours remis en question. Même un parti fait sur mesure pour le Québec d’antan comme l’Union nationale a fini par être emporté par le temps, c’est tout dire. Plutôt que de discréditer bêtement ceux et celles qui ont décidé de réfléchir au futur politique du Québec, les militants des vieux partis devraient en profiter pour se donner un bon coup de botte au cul pour se réveiller. C’est vrai qu’avec le temps, on a peut-être perdu l’habitude de faire ça ici : se grouiller plutôt que chialer…
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Vu : Martin Petit dans son nouveau spectacle Le micro de feu. En un mot : irrésistible. Si on ajoute une couple de mots de plus : intelligent et franchement drôle. À placer en priorité sur votre liste.
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J’arrive d’un week-end à Québec. Oui, l’ambiance pro-Nordiques est à son max. Et, si ça peut rassurer le payeur de taxes en vous, si tous les touristes asiatiques qui envahissent le Vieux-Québec s’engagent à acheter au moins un billet pour un événement au nouveau Colisée, le succès est dans la poche!
– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.