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Michel Brûlé présente son programme politique

L’ouvrage 65 me­sures pour améliorer le Québec paraîtra mercredi. Son auteur, Michel Brûlé, commence par y balancer des taloches. Gérald Tremblay «mouille dans les scandales», Richard Bergeron est «irresponsable», Louise Harel est «trop fade», Régis Labeaume est «colonisé» et Jean Charest trompe la population. «Je veux être ce leader qui manque à Montréal et  Québec», écrit en préambule le directeur de la maison d’édition Les Intouchables.

Maire de Montréal ou chef du Parti québécois, M. Brûlé n’a pas encore fait son choix. Ça ne l’empêche pas d’avoir des idées pour le Québec et pour la métropole. L’une de ses priorités: réduire le nombre de députés provinciaux à 25 et abolir l’Assemblée nationale. «Au lieu de perdre leur temps dans un cirque, les députés et les ministres pourront se consacrer au travail sur le terrain et devront défendre à la télévision (de façon hebdomadaire) chaque dollar dépensé», affirme-t-il. Il appliquerait la même formule pour Montréal, qui compte 50 % plus d’élus que Toronto.

En ce qui concerne la santé, Michel Brûlé loge du côté des adeptes de la médecine douce, sauf pour les me­sures qu’il faudrait prendre pour sortir notre système de l’impasse. «Je ne sais pas si c’est la colonisation qui nous a cassés et qui nous rend aussi dociles, mais en France, on descend dans la rue pour moins que ça», s’emporte-t-il. Ticket modérateur, fin des médecins payés à l’acte et abolition du régime d’assu­rance médicament pour éviter la dérive des dépenses, c’est ainsi qu’il dresse son ordonnance.

«Il faut sortir de ce Québec aux valeurs staliniennes si on veut avancer», écrit-il avant d’ajouter que «payer les ouvriers en construction 55 $ de l’heure est une aberration totale». Une de ses mesures économiques consisterait donc à réduire de moitié le salaire des ouvriers de la construction. En échange, il leur offrirait un travail assuré en Haïti trois mois par année.

Populiste et radical sur les bords, c’est possible? «C’est parce qu’il faut des mesures radicales pour redresser la situation et se libérer des Anglais», répond-il tout en se défendant d’être le seul à être radical. Pas le temps de reprendre son souffle que déjà Michel Brûlé s’attaque à la question du transport et des bouchons. «Je propose qu’un service national de covoiturage soit institué», proclame-t-il. Ceux qui roulent sans passagers ne pourraient le faire que dans la voie de droite et à 80 km/h. La voie de gauche, limitée à 130 km/h, serait réservée aux autos ayant trois passagers.

M. Brûlé jure n’avoir aucun squelette dans son placard, même s’il donne souvent une image sulfureuse de lui-même. «Je n’ai jamais pratiqué la langue de bois et je considère l’honnêteté comme la chose la plus importante sur terre.» Son but déclaré : «Servir et non pas se servir.»

Des mesures
Voici quelques exemples de mesures proposées par Michel Brûlé :

  • Santé : Sortir du concept de gratuité et taxer la malbouffe pour financer la santé.
  • Économie : Pour éviter la fraude, les caisses enregistreuses de tous les commerces seraient reliées à un système central géré par le ministère du Revenu.
  • Justice : Les juges seraient remplacés par des aînés reconnus pour leur sens de la médiation.
  • En rafale : Pas besoin de référendum pour accéder à la souveraineté, libéralisation de la prostitution et de la marijuana, réhabilitation des Amérindiens et suppression de la Régie du logement pour créer plus de logements sociaux.

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