Des antennes cellulaires sur les feux de circulation de la ville
Alors que les élus municipaux ont mandaté un comité qui s’est penché sur la problématique des antennes de télécommunication, la Ville a autorisé l’installation d’antennes cellulaires sur son mobilier urbain.
Mardi les élus ont adopté un règlement autorisant l’entreprise DAScom d’installer ses antennes cellulaires sur 259 lampadaires et feux de circulation. Reliées à un réseau de fibre optique, le réseau doit permettre au client de DAScom, la nouvelle compagnie de cellulaire Public Mobile, de mieux couvrir le territoire montréalais sans trop défigurer le paysage.
Un projet pilote a été réalisé en août 2010 dans l’arrondissement Ville-Marie pour 25 antennes distribuées (DAS) «et aucune plainte n’a été enregistrée», note le document remis aux élus qui précise bien toutefois qu’elles n’ont pas été activées parce que l’entreprise veut une entente de 20 ans avant de les activer.
Il n’a pas été possible de parler à un fonctionnaire de la Ville pour en savoir plus. L’entente doit rapporter à la Montréal 695 000 $ sur 20 ans, soit 100 $ par an et par emplacement. Ce chiffre semble étonnement bas comparé aux redevances payées aux églises qui peuvent atteindre plusieurs milliers de dollars par antenne. Il n’a pas été possible de parler au fonctionnaire qui gère le dossier.
Le projet pourrait éviter 2,8 M$ de dépenses à la municipalité. En effet, la ville aura accès au réseau de DAScom qui pourrait s’avérer utile dans le projet de contrôle des feux à distance.
Cette entente de 20 ans survient alors que les élus tentent d’encadrer l’augmentation galopante des antennes sur le territoire et de leur caractère généralement inesthétique. Le problème, c’est que les règlements d’arrondissement sont supplantés par les règlements de la ville centre qui sont eux-mêmes supplantés par les règlements fédéraux, résume Caroline Bourgeois, élue de Vision Montréal à Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles.
Dangereuses ou pas ?
Les experts continuent de se déchirer sur les dangers ou non de l’exposition prolongée aux ondes de radiofréquences émises par les antennes relais. Certains comme Santé Canada jugent que les normes canadiennes sont suffisamment sévères, alors que des chercheurs sont allés jusqu’à suggérer de ne pas installer d’antennes relais à moins de 500 mètres d’habitations et à une hauteur minimale de 50 mètres.