Tout ceci est bien beau, mais…
François Legault est enfin sorti dans le corridor avec son document sous le bras. Au cour du manifeste tant attendu, un constat principal: le Québec peut et doit faire mieux. Ouais… Rien pour tomber en bas de sa chaise, on en convient. Sauf qu’au point où on en est, les intentions
les plus nobles demeurent encore et toujours les bienvenues. De toute façon, les sondages nous indiquent que malgré l’absence de tout programme concret, le peuple est déjà prêt à s’en remettre à cet homme dès la première occasion, alors…
Mais la présence d’un seul l’homme ne suffira pas. Depuis le temps qu’on entend parler de ce projet, on était en droit de s’attendre à ce que la brochette de cosignataires soit un peu plus spectaculaire.
Au début de l’aventure, des gros noms circulaient. Là, il y a Sirois et… Posons donc la question qui tue : que s’est-il passé? Le projet est-il mal barré? La grande union des forces provenant de différents horizons est-elle illusoire? Ou alors, est-ce la confirmation que les joueurs d’élite ne veulent absolument plus embarquer en politique? On peut le penser. En connaissez-vous, des acteurs d’envergure encore assez fous pour aller se faire éplucher au quotidien par Ti-Pit-la-droite et Coco-la-gauche, les nouveaux ténors de la réelle opposition non officielle, qui tirent leur bave sur toutes les tribunes possibles et impossibles?
Le plus gros combat de la Coalition à Legault ne sera pas de développer un programme politique intelligent et articulé. Ça sera de trouver des acteurs d’impact qui seront prêts à l’endosser… et à manger une volée de taloches à tous moments… Ça vous tente?
???
J’ai vu le meilleur comme le moins bon cette semaine. Au top, il y a le spectacle Le boss est mort, conçu à partir de textes d’Yvon Deschamps et livré par un Benoît Brière fort touchant. L’ouvre de Deschamps étant ce qu’elle est, l’entreprise était risquée. On dit bravo et on souhaite à tout le monde d’avoir un jour la chance de voir cette réussite. À l’autre extrémité du spectre de la brillance, il y a le «thriller» Angle mort avec Karine Vanasse et Sébastien Huberdeau. Pas de la faute à ces derniers, loin de là, mais le seul thrill qu’il y a dans ce film, c’est de deviner ce qui déclenchera notre prochain moment d’hilarité. En deux mots : pas bon.
– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.