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Gérald Tremblay demande au ministre Lessard de trancher

Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, demande au ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, de dénouer l’impasse dans laquelle est plongée l’Hôtel de ville et de décider du sort qui sera réservé au vérificateur général, Jacques Bergeron. «Les décisions que nous aurions à prendre doivent être empreintes d’une certaine sérénité [et] dans l’état actuel des choses, c’est impossible», a déclaré jeudi M. Tremblay. Il présentera lundi une motion en ce sens au conseil municipal.

Le maire a également demandé au président du conseil, Claude Dauphin, de permettre au vérificateur général de répondre aux question des conseillers de ville lundi après que la rapport d’enquête le concernant soit déposé. Celui-ci fait entre autres état de contrats fractionnés par le vérificateur général ou accordés à un membre de sa familles ainsi que d’un mandat octroyé à un consultant externe à des fins personnelles à même les crédits budgétaires de la Ville.

La chef de Vision Montréal, Louise Harel, a exigé pour sa part que le contrôleur général, Pierre Reid,  qui a ouvert les courriels de Jacques Bergeron, soit aussi entendu. Projet Montréal est de son côté revenu à la charge en demandant le départ de M. Reid. Vision Montréal et Projet Montréal ont tous deux déploré le fait que le maire «banalise» les gestes posés par Pierre Reid dans le cadre de son enquête sur le vérificateur général. «Il y a des limites à se décharger de ses responsabilités», s’est exclamé le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron.

Au cours de son point de presse, M. Tremblay a avoué que la manière utilisée par le contrôleur général pour vérifier si la gestion du bureau du vérificateur général était conforme aux règles était «questionnable». «Mais le contrôleur a agi de bonne foi dans les circonstances», a-t-il insisté, considérant qu’il existe un flou à ce sujet dans la Loi sur les cités et villes.

L’attaché de presse intérimaire du ministre des Affaires municipales, Antony Dulude a indiqué jeudi que M. Lessard ne prendra pas de décision à propos de la demande du maire de Montréal avant d’avoir reçu le rapport d’enquête sur le vérificateur général et de connaître la nature des explications de Jacques Bergeron.

Démissionner ou non?
Le maire de Montréal, Gérald Tremblay n’a pas voulu statuer si, oui ou non, le vérificateur général Jacques Bergeron devait démissionner de ses fonctions. «Le vérificateur a posé des gestes qui entachent la fonction qu’il occupe, qui sont de nature à briser le lien de confiance qui doit exister entre une administration et l’institution du vérificateur», a-t-il toutefois ajouté.

Quand aux partis de l’opposition, ils n’ont pas voulu se prononcer sur les reproches faits à l’endroit de Jacques Bergeron. Ils veulent entendre ses explications avant de formuler quelques commentaires que ce soit. 

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