Qui perd gagne chez Union Montréal
Perdre une élection quand on est dans l’équipe Tremblay est plus payant que de la gagner. C’est ce que prétend Richard Bergeron, chef de Projet Montréal, qui a obtenu les fiches de paie 2010 d’anciens candidats défaits et d’élus d’Union Montréal.
Dans le top 20 des plus hauts revenus: quatre candidats défaits. Ces derniers ont été recasés dans l’administration montréalaise et gagnent désormais plus que bien des maires d’arrondissements. André Lavallée et Michel Labrecque, qui ont perdu leur élection en 2009, avant d’être recasés directeur de cabinet et président de la STM, ont même gagné plus que le maire Tremblay en 2010.
«Il s’agit d’un traitement de faveur dérangeant», dénonce Richard Bergeron qui pointe du doigt l’allocation de transition qui leur a été versée et qui a gonflé leurs revenus d’environ 30 %. «C’est un peu comme une allocation chômage. Ce qui est scandaleux c’est de pouvoir toucher cette allocation même si on retrouve du travail le lendemain comme ça a été le cas avec eux», ajoute M. Bergeron.
L’administration Tremblay déplore «l’opération de visibilité du chef de Projet Montréal». Leur formule de calcul est «assez malhonnête, car ça donne l’impression qu’ils (les anciens candidats) sont gras dur alors qu’ils travaillent très fort», selon Bernard Larin, porte-parole du maire. Il précise que la plupart des anciens candidats a vécu une période de chômage de plusieurs semaines et que l’allocation de transition a sa raison d’être.