Gérald Tremblay défend la transaction de la gare Viger
Gérald Tremblay était hors de lui, lundi matin. Choqué par la une de La Presse, qui laissait entendre qu’il avait exercé des pressions en faveur de la vente de la gare Viger à Développement Télémédia, le maire de Montréal a vivement nié toute ingérence et a cherché à démontrer que la vente de la gare Viger avait été conclue dans le meilleur intérêt des Montréalais.
La Presse a affirmé que le «maire Gérald Tremblay a demandé à des fonctionnaires de masquer une information importante avant la vente d’un immeuble de la Ville de Montréal à un groupe de promoteurs représenté par un de ses supporteurs».
Selon ce que le quotidien rapportait, le montant de l’évaluation municipale, qui était de 14,7M$, a été biffé des documents remis aux élus, qui ont par la suite approuvé à l’unanimité la vente de la gare Viger.
Gérald Tremblay, qui a remis la documentation pertinente aux médias, a accusé le quotidien d’avoir recours à du «sensationnalisme», de chercher à «miner sa crédibilité» et de «dénaturer la vérité».
«Le dossier de la vente de la gare Viger a été traité de façon très rigoureuse, dans le meilleur intérêt de la Ville et non du promoteur, a déclaré M. Tremblay. Le montant de l’évaluation municipale n’a pas été [transmis aux élus] parce qu’il n’était pas pertinent.»
«L’évaluation municipale de 14,7M$ ne reflétait pas la valeur de la gare Viger sur le marché ni l’état du bâtiment», a précisé Michel Nadeau, directeur des stratégies et transactions immobilières.
Une évaluation réalisée en 2000 par la firme Desjarlais Prévost révèle que la valeur marchande de la gare Viger s’élevait à 3M$. Des travaux de décontamination évalués à 13M$ y étaient alors nécessaires.
«Nous avons été très chanceux de trouver un promoteur qui était prêt à payer 9M$ pour cet immeuble, a indiqué Gérald Tremblay, tout en rappelant que la Commission scolaire de Montréal avait retiré son offre d’achat de 6M$ à la suite de l’évaluation de Desjarlais Prévost. Le promoteur a déjà investi 42M$ dans son projet. La vente de la gare Viger a été une des meilleures transactions faites par la Ville de Montréal.»
M. Tremblay a rappelé à cet effet que le promoteur, qui s’est engagé à ne pas demander une diminution de l’évaluation municipale de la gare Viger, avait payé la taxe de bienvenue sur l’évaluation de 14,7M$, ce qui a aussi été profitable pour la Ville.