Delorme ne croit pas faire l'objet d'une enquête
L’ancien chef du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Yvan Delorme, nie faire l’objet d’une enquête de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), comme le rapportait samedi Le Devoir.
Dans un communiqué envoyé à quelques médias, dont Le Devoir, M. Delorme écrit : «Je n’ai connaissance d’aucune enquête sur mon compte. Cette information m’a été confirmée à plusieurs reprises au cours des derniers mois, et ce, de la part de plusieurs autorités compétentes.»
Le Devoir a pourtant affirmé qu’«à l’automne 2009, la GRC lançait une enquête sur le chef de la police de Montréal, Yvan Delorme, à la demande du sous-ministre de la Sécurité publique, Robert Lafrenière, aujourd’hui à la tête de l’Unité permanente anticorruption».
Cette enquête aurait été demandée afin de faire la lumière sur les liens qui unissaient Yvan Delorme, Luigi Coretti, le propriétaire de la controversée agence de sécurité BCIA, Jacques Dupuis, l’ancien ministre de la Sécurité publique, et Tony Tomassi, l’ancien ministre de la Famille.
M. Lafrenière se serait «tourné vers la GRC parce qu’il ne pouvait confier les informations explosives qu’il avait entre les mains au SPVM, dirigé par M. Delorme, ni à la Sûreté du Québec, dont la responsabilité politique incombait au ministre Jacques Dupuis, ami de M. Delorme», a indiqué Le Devoir.
Yvan Delorme a répété avoir pris sa retraite prématurément pour des raisons personnelles et estime être l’objet d’une «campagne de salissage».