Ça va mal à l'Hôtel de ville
Depuis le début de la semaine, le maire Tremblay est dans l’eau chaude et rien n’indique qu’il soit capable de faire baisser la pression.
Mercredi, le ministre de la Sécurité publique du Québec, Robert Duthil, a annoncé que l’unité permanente anti-corruption ferait enquête. Son mandaté: vérifier les allégations de corruption dans l’octroi de contrats à la Ville de Montréal et sur les opérations d’espionnage douteuses du bureau du vérificateur général.
Dans la foulée, le maire a convoqué une conférence de presse. «C’est le droit du ministre de faire une enquête, mais l’annoncer sans me téléphoner, c’est inacceptable», a déclaré le maire. Il demande en outre au ministre d’adopter la même célérité pour enquêter de manière globale sur les liens entre l’industrie de la construction et le monde municipal partout au Québec.
Du bonbon pour l’opposition. «Depuis qu’il a demandé du bout des lèvres une enquête publique, le maire repousse sans arrêt, depuis 14 mois, nos motions dans lesquelles on répète la nécessité d’une enquête», a rétorqué la chef de Vision Montréal, Louise Harel
Pour Richard Bergeron, chef de Projet Montréal, le maire Tremblay est dépassé par les évènements. «Quand même sa famille politique à Québec (les libéraux) ne prend pas la peine de l’appeler, ça en dit beaucoup», conclut-il.
Dans le livre d’or, à l’Hôtel de ville, ces mots qui en disent beaucoup : «Égypte, Lybie, Syrie, Iran… À quand Montréal ? Vive la révolution, à bas la corruption – Le peuple».