Le responsable des infrastructures de Montréal défend l'installation d'antennes sur le mobilier urbain
«Il n’y pas de contradiction à mandater un groupe de travail pour réfléchir à la problématique des antennes cellulaires et le fait d’autoriser leur installation sur des lampadaires et des feux de circulation de la ville», selon Richard Deschamps, l’élu responsables des infrastructures à la ville.
M. Deschamps réagissait à notre article de la semaine dernière qui indiquait que les élus avaient voté en faveur de l’installation de 259 antennes cellulaires sur le mobilier urbain de la ville.
Même si les antennes du projet pilote n’ont pas été activées avant la conclusion de l’entente de 20 ans, M. Deschamps n’y voit aucune controverse. «Si nous n’avons reçu aucune plainte, c’est qu’elles ont été posées correctement», répond M. Deschamps.
Ce dernier ne voit non plus aucun problème avec la hauteur à laquelle certaines antennes sont installées. Pourtant le groupe de travail chargé d’uniformiser les règles plancher de tous les arrondissements n’a pas encore terminé son travail. «DAScom fera les modifications à ce moment si ça s’avère nécessaire», dit-il tout en précisant que la question des antennes est une juridiction fédérale.
La ville percevra des redevances de 100 $ par antenne (avec une indexation de 3 % pendant les 20 ans du contrat) alors que le diocèse de Montréal demande plusieurs milliers de dollars par antenne sur ses clochers. «La Ville recevra des avantages importants, car elle pourra utiliser deux fibres optiques du réseau de DAscom», répond Richard Deschamps. Les feux équipés d’antennes pourront ainsi être munis de caméras et être contrôlés à distance afin de fluidifier le trafic. Le réseau Wifi de la Ville, qui veut prendre le virage du sans fil, pourra aussi être étendu grâce à l’accès aux fibres optiques.