Action symbolique: Les étudiants lancent… et espèrent compter
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Quelques dizaines d’étudiants ont trouvé une façon originale de manifester leur mécontentement face à la hausse de droits de scolarité annoncée dans le dernier budget provincial : ils jouent au hockey.
Métro s’est entretenu avec Gabriel Nadeau-Dubois, un porte-parole de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), qui est derrière les matchs organisés ce midi devant le cégep Saint-Laurent, à la place Émilie-Gamelin et à l’angle des boulevards Henri-Bourrassa et Lacordaire, pour faire le point.
Trois parties de hockey sont organisées ce midi. Pourquoi avoir choisi de telles actions?
Les gens à l’ASSÉ ont trouvé particulier que le gouvernement de Jean Charest accepte de financer, à la hauteur de 200 M$, un nouvel amphithéâtre à Québec alors que la hausse des droits de scolarité devrait lui rapporter environ 250 M$. Alors que le gouvernement crie au sous-financement des universités, dit qu’il n’a aucun fonds pour améliorer l’accessibilité aux études et qu’il est finalement forcé d’augmenter les droits de scolarité, les étudiants trouvent spécial qu’il donne sensiblement le même montant pour un aréna de hockey. Ils se sont dit : «si on joue au hockey, on reçoit de l’argent du gouvernement Charest». C’est pour ça qu’ils prennent part à trois parties de hockey : pour recevoir 200 M$.
La session d’hiver à l’université est terminée et celle du niveau collégial tire à sa fin, est-il aujourd’hui plus difficile d’attirer des étudiants pour de telles actions?
C’est effectivement plus difficile d’attirer des étudiants à ce temps-ci de l’année. C’est pour ça qu’on fait de plus petites actions, qui nous permettent quand même de garder le momentum et de garder les gens mobilisés.
Peut-on s’attendre à d’autres actions au cours de l’été?
Il y aura un petit peu moins d’action cet été, mais on prévoit quand même quelques initiatives au cours des prochains mois pour garder un certain niveau de mobilisation. On a, par exemple, une manifestation prévue le 6 juin avec la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, dans le cadre de la Conférence de Montréal. Mais c’est sûr qu’on concentrera nos énergies sur la rentrée à l’automne, pour repartir la mobilisation en grand.
Envisagez-vous une grève dès cet automne?
On est prêt à tout pour faire reculer le gouvernement. La grève générale illimitée fait partie des moyens qui sont envisagés, mais si on y arrive, ça sera probablement plus à l’hiver qu’à l’automne.
Avez-vous eu des échos du gouvernement jusqu’à présent?
Pour le moment, on n’a pas eu de retour du gouvernement, ce qui n’est pas une surprise. On ne s’attend pas à ce qu’il réponde avant qu’on mette significativement plus de pression. Ce gouvernement a fait la preuve à plusieurs reprises de sa surdité complète envers les étudiants et la population en général. Les seules fois où ce gouvernement a reculé, c’est lorsque la population a mis beaucoup de pression. C’est ce qu’on est résolu de faire, encore cette fois-ci.