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Bang!

Nous venons de vivre une campagne électorale presque ésotérique. Il y a un mois, on se demandait si l’exercice en valait la peine. Là, j’ai l’impression qu’on a atterri un peu plus loin que prévu.

Pour la première fois depuis longtemps, on a senti de l’enthousiasme et surtout, un désir de se faire entendre de la part de l’électorat québécois. Un antidote inespéré pour contrer cette morosité qui nous gruge lentement mais sûrement depuis trop de lunes. Avant même que le score du vote ne soit dévoilé, la population, elle, s’était déjà manifestée. Et ça, c’est immense. Pour le résultat, on passera un bon bout à l’analyser. Pour le moment, on se contentera de parler d’un méchant typhon !

Au cours du dernier mois, le Bloc québécois s’est fait parler dans la face. En gros, le message était clair : renouvelez-vous ou bye! En pleine déroute, on a fait appel à Gérald Larose pour redresser la situation… La catastrophe mes amis. Les progressistes d’hier ont mal vieilli. Jamais le Bloc québécois n’aura paru aussi dépassé. Par les événements et aussi par le temps. La réflexion pour la suite des choses sera longue, profonde et probablement terminale si vous voulez mon avis. Mince consolation pour les souverainistes, ça va faire de bonnes recrues pour le PQ aux prochaines élections provinciales.

Le Parti libéral, de son côté, n’aura jamais été en aussi piteux état, et son purgatoire semble loin d’être terminé. Le bon peuple n’a pas encore oublié le scandale des commandites, et le manque de stabilité à la tête de la formation fait peur. Qui aurait pu prédire, il y a 10 ans, une telle dégringolade? Personne. Quel sera l’avenir du PLC? Aucune idée… Va falloir travailler fort pour rebâtir le château. Bien fort.

En moins de deux semaines, le NPD est passé de parti historiquement inoffensif à force nationale! Pourquoi? La réponse est simple. Quand on vous donne le choix entre un chef sympathique qui ne refuse jamais une invitation pour aller débattre et un autre qui a érigé une structure digne du Soviet suprême autour de lui pour se couper des médias et de la population en général depuis qu’il est au pouvoir, on choisit qui?

Là, les deux vont s’affronter au quotidien. En théorie, il y a un beau match qui s’annonce à la Chambre des Communes. D’un côté la droite et de l’autre, le centre-gauche.  D’un côté, celui qui se tient loin de nous et de l’autre, celui qui vient d’inciter la population québécoise à virer bout pour bout. 

Non, on ne pensait pas atterrir aussi loin…

– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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