Une année comme les autres chez l'ombudsman de Montréal
En 2010, l’ombudsman de Montréal, Johanne Savard, a reçu 1444 demandes de citoyens qui avaient un problème avec l’administration municipale, un chiffre conforme à la moyenne des dernières années. De ce nombre, 210 demandes ont fait l’objet d’enquêtes approfondies.
Des erreurs dans le calcul des taxes, des frais trop élevés de cueillette et d’entreposage des meubles de citoyens évincés, le ramassage des ordures la nuit, les trop longs délais de traitement des dossiers au Bureau des réclamations : tels sont quelques-uns des dossiers qui sont sortis du lot en 2010, selon l’ombudsman. Le délai de traitement moyen est passé de 41 jours en 2008 à 29 jours en 2010.
Dans son rapport, Mme Savard revient aussi sur deux anciens dossiers qui n’ont toujours pas été réglés. En 2009, elle avait épinglé la Ville dont plusieurs parcomètres étaient placés à moins de 5m des bornes d’incendie, soit en infraction avec ses propres règlements. La Ville est actuellement en négociation avec Québec pour apporter des modifications au Code de la sécurité routière. «Les équipements de pompiers ont changé, et il n’ont plus beasoin d’autant de dégagement. Un ou deux mêtres, cela pourrait être suffisant», indique Mme Savard.
Par contre, ses interventions à l’encontre de Boris Bistro, dans le Vieux-Montréal, se sont jusqu’ici révélées sans effet. Le propriétaire a contesté systématiquement la demi douzaine d’avis d’infraction qui lui ont été remis pour cause de dépassements répétés des normes de bruit depuis trois ans. Et comme les délais sont longs en cour municipale, il n’a jusqu’ici reçu aucune condamnation.
En 2011, pour se rapprocher de la population, l’ombudsman, dont les services sont gratuits, prévoit lancer un blogue.