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Laval veut réduire de 50% ses émissions de GES d'ici 2031

Marie-Eve Shaffer - Métro

La Ville de Laval s’est donné comme objectif de réduire de 50% les émissions de gaz à effet de serre (GES) émis par chacun de ses citoyens d’ici 2031.

Dans son plan de mobilité durable, dévoilé mardi, elle indique que pour atteindre son but, elle veut développer davantage l’offre de transport collectif et promouvoir les transports actifs. Aucune mesure n’est pour le moment chiffrée. Voici un aperçu de ce plan qui devrait être adopté au début de l’année 2012 à la suite de consultations publiques.

  • Voies réservées et service de bus rapide

Avec l’aide de l’Agence métropolitaine de transport, la Société de transport de Laval (STL) étudie la possibilité d’aménager des voies réservées et des services de bus rapide sur trois grands axes, que sont les boulevards des Laurentides, Curé-Labelle et de la Concorde. Les boulevards Dagenais et Le Corbusier pourraient aussi être inclus dans ce réseau artériel où le transport en commun sera privilégié. Le but de la STL est de doubler son achalandage d’ici 2031 afin qu’il atteigne 30 millions de déplacements par année.

  • L’autobus électrique à l’essai

Laval considère que les trolleybus ne conviennent pas à son territoire puisqu’ils pourraient rouler sur à peine 15% de son réseau de transport en commun. Une étude réalisée par la firme SNC-Lavalin, dévoilé au mois de novembre, l’a d’ailleurs démontré. Elle compte plutôt miser sur les autobus électriques. Un premier autobus électrique sera mis à l’essai d’ici la fin de l’année ou au début de l’année 2012. Il devrait être autonome sur une distance d’au moins 150 km, selon les critères de l’appel d’offre lancé par la Société de transport de Laval (STL). Dès 2015, les autobus électriques remplaceront graduellement les autobus qui fonctionnent au diesel. La flotte de bus de la STL sera complètement électrifiée en 2031.

  • Covoiturage

D’ici la fin de l’année, un projet pilote de covoiturage sera dévoilé par la Ville de Laval ainsi que par l’Agence métropolitaine de transport et Hydro-Québec. Des voitures électriques seront prêtées aux covoitureurs. Ces derniers auront accès aux voies réservées et des places de stationnement leur seront réservées. Plus de détails à venir…

  • Réviser les primes exigées par la SAAQ

L’automobiliste qui roule plus devrait payer plus. Laval propose que la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ) fixe les primes qu’elle exige aux automobilistes selon leur utilisation de la voiture.  «On pourrait faire sentir aux automobilistes qu’il y a moyen de réduire le risque qu’ils représentent et de réduire les primes d’assurance en roulant moins», a expliqué le directeur général de la Société de transport de Laval, Pierre Giard. Selon lui, des compagnies d’assurances américaines privées préconisent déjà cette approche. Laval n’envisage pas d’imposer une taxe d’immatriculation de 45$ comme à Montréal puisqu’elle veut moduler les tarifs selon l’utilisation de la voiture.

  • Uniformiser la grille tarifaire

«Il ne peut plus avoir une centaine de titres de transport [dans la région métropolitain], a affirmé le maire de Laval, Gilles Vaillancourt. C’est archaïque. Ça reflète presque le temps des dinosaures.» Dans son plan de mobilité urbaine, le maire  veut que la grille tarifaire dans la région métropolitaine soit révisée afin que les tarifs puissent concurrencer les coûts de l’automobiliste. Il déplore le fait que l’Agence métropolitaine de transport, qui a comme mandat de développer le transport en commun dans la région de Montréal, ne puisse pas imposer des tarifs à la station de métro de Longueuil puisque qu’elle relève de la Ville de Montréal.

  • Appuis à des grands projets

Dans son plan de mobilité urbaine, la Ville de Laval appuie une série de projets qui ne sont pas de son ressort mais qui pourraient être bénéfiques pour ses citoyens. Elle est par exemple en faveur du passage du train de banlieue Blainville-Saint-Jérôme dans le tunnel sous le mont Royal, du prolongement du métro sur son territoire,  de l’électrification des trains de banlieue, de la hausse de la taxe sur l’essence et de la création d’un crédit d’impôt pour le transport en commun par le gouvernement du Québec.

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