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La fusillade ébranle les Montréalais

Environ 300 personnes se sont réunies mercredi soir au coin des rues Berri et Sainte-Catherine, pour manifester «contre la violence et l’impunité policières», au lendemain de la fusillade qui a fait deux morts dans ce même secteur de Montréal.

Les organisateurs de la manifestation – qui s’est déroulé dans le calme – voulait dénoncer les manières de faire des policiers montréalais, dont les balles ont fait deux victimes mercredi, un sans-abri et un passant.

Au moment de mettre sous presse, les responsables du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) assurait que la foule était dispersée et que la circulation était rétablie au centre-ville. Il rapportaient également que des projectiles avaient été lancés par les manifestant et que des vitrines de commerces avaient été brisées. Aucune arrestation n’avait toutefois été faite.

Plus tôt dans la journée, le ministre québécois de la Sécurité publique, Robert Dutil, s’est dit «éberlué» par les évènements. Il n’a toutefois pas voulu se prononcer sur le fait que des agents du SPVM aient senti le besoin d’ouvrir le feu sur un homme connu de leurs services et armé d’un couteau. Après avoir qualifié l’événement d’«extrêmement triste», M. Dutil a tenu à remettre cette intervention en contexte. Il rapellé que «qu’il a eu l’année passée 30 événements» avec des coups de feu tirés par des policiers, et qu’en tout, ils ont impliqués une soixantaine de policiers sur les 15 000 de la province.

L’enquête sur la fusillade a été confiée à la Sûreté du Québec. Cela a soulevé des in­ter­rogations sur le bien-fondé de laisser des policiers enquêter sur d’autres policiers.

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