L'OCPM réitère sa suggestion de consultations en deux temps
L’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) réitère sa proposition de mener des consultations publiques en deux temps pour les grands projets.
L’OCPM, qui publie aujourd’hui son bilan 2010, note que les projets évoluent souvent en cours de route sans que les principaux concernés – les citoyens – aient la chance d’en discuter de nouveau. «Quand ce sont des grands projets, rares sont les villes qui ne font qu’une seule consultation», explique Luc Doray, porte-parole de l’OCPM citant les exemples de Lyon, Toronto ou Portland.
Dans l’histoire des consultations montréalaises, seuls deux projets (réaménagements du secteur Namur/Jean-Talon et des anciens ateliers du CN à Pointe-Saint-Charles) ont été faits sous forme d’une double consultation.
Ce genre de consultation à deux volets serait d’autant plus nécessaire que Québec travaille actuellement en vue d’une refonte de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme. On y prévoit la création de zones franches de référendums, où les citoyens ne pourraient plus s’opposer aux projets déposés. «Si on ne prévoit pas en contrepartie des mécanismes de consultation plus serrés, cela pourrait être problématique», croit M. Roy.
En 2010, l’Office a mené cinq consultations publiques dont les principales concernaient le réaménagement de l’autoroute Bonaventure, l’agrandissement des installations de Tennis Canada au parc Jarry, un projet immobilier sur le site de l’ancienne usine Norampac et la reconversion de l’ancien Institut des sourds-muets en condos, sur le boulevard Saint-Laurent.
C’est moins qu’en 2009, année record, où l’OCPM avait été mandaté pour organiser pas moins de douze consultations publiques.