Soutenez

La mère de Jolène Riendeau souhaite l'arrestation rapide du meurtrier

Le meurtrier de Jolène Riendeau, dont le corps a été retrouvé en septembre, près de 12 ans après sa disparition, pourrait profiter de ses dernières heures de liberté, selon la mère de l’enfant, Dolorès Soucy.

«Tu as couru pendant 12 ans, tu as fini de courir, a lancé en conférence de presse mercredi, Mme Soucy à l’endroit du meurtrier de sa fille. Les policiers ont tellement de preuves, il ne manque qu’une petite affaire pour qu’ils puissent arrêter le pédophile qui a enlevé et tué Jolène.»

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a arrêté, le 6 mai, un suspect. L’homme de 40 ans, bien connu du milieu policier, a été relâché le lendemain, sans que des accusations soient portées. Depuis, l’enquête se poursuit.

La mère de Jolène Riendeau a imploré la population de replonger dans ses souvenirs dans l’espoir qu’enfin, la dernière pièce du puzzle soit trouvée. Elle espère que la récompense de 30 000 $ promise par Jeunesse au Soleil permettra de délier certaines langues.

«Il faut que les gens reculent la cassette, pour voir s’ils ont vu ou entendu quelque chose le 12 avril 1999, a-t-elle expliqué. Il y a quelqu’un, quelque part, qui sait quelque chose. Si cette personne est un parent et qu’elle n’a pas une pierre à la place du cœur, elle doit parler.»

Dolorès Soucy a profité de sa première sortie publique depuis les funérailles de sa fille pour souligner le bon travail des policiers. Elle a toutefois vivement déploré un manque de communication entre sa famille et le SPVM.

«Quand Jolène est disparue, ça a été dur très longtemps. Ça l’est encore aujourd’hui, a-t-elle indiqué. J’ai toujours gardé espoir de voir Jolène revenir à la maison, mais quand je n’avais pas  de nouvelles des policiers, de ce qui était fait pour la retrouver, l’espoir s’amenuisait. Jolène a été victime d’un meurtre, mais sa famille est aussi une victime. Je ne comprends pas pourquoi des victimes devraient avoir à appeler les policiers pour avoir des nouvelles.»

Mme Soucy a également plaidé pour la création d’une escouade spécialisée dans la disparition d’enfants. «Il y a 14 000 policiers au Québec, a-t-elle soutenu. Pourtant, c’est un travailleur et non un policier qui a trouvé Jolène.»

Disant avoir une pensée pour Jolène à tous les jours, Dolorès Soucy a promis de militer pour les droits des enfants et la lutte aux prédateurs sexuels. «Ça prend quelqu’un pour se lever et défendre nos enfants», a-t-elle déclaré

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.