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Le ministre déplore la médiatisation du rapport de l'Unité anti-collusion

Le rapport de l’Unité anti-collusion (UAC), qui fait état des liens étroits entre le crime organisé, l’industrie de la construction, des firmes de génie-conseil et les partis politiques, risque d’être moins pertinent et d’avoir moins d’impacts en raison de sa médiatisation de ses conclusions, a déploré jeudi le ministre des Transports, Pierre Moreau.

«Comme pour [les opérations policières] SharQc ou Printemps 2001, les policiers doivent avoir toute la marge de manœuvre nécessaire pour faire leur enquête. Ce genre de fuite [dans les médias] n’aide pas le travail des policiers», a indiqué le ministre.

Le quotidien La Presse et Radio-Canada ont diffusé jeudi des extraits du rapport de l’UAC selon lequel des employés de firmes de génie-conseil et du ministère des Transports ont donné des informations privilégiées à des entrepreneurs afin qu’ils obtiennent des contrats publics et qu’ils fassent gonfler leur facture. L’argent récolté en plus a entre autres servi à financer les partis politiques, a aussi constaté l’UAC.

L’unité d’enquête, qui est dirigée par l’ancien chef de police Jacques Duchesneau, a remis il y a quelques jours son rapport à l’Unité permanente anti-corruption (UPAC). De 10 à 13 dossiers comportant des informations plus pointues lui a, entre autres, été transmis, a rapporté M. Moreau.

L’UPAC devra mener des enquêtes et, comme l’espère le ministre, déposer ensuite des accusations. En attendant, Pierre Moreau veut s’assurer que son ministère évite de faire affaires avec un seul fournisseur afin de favoriser la compétitivité et, conséquemment, la baisse des prix des contrats.

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