Graves manquements à la sécurité sur un chantier de l'A30, selon la CSN
Vendredi dernier, un arpenteur est mort sur le chantier de l’autoroute 30 après avoir été heurté par un camion qui reculait. La CSN, jugeant que le consortium Nouvelle Autoroute 30 (NA 30) n’accorde pas suffisamment d’importance à la sécurité sur son chantier, a demandé à la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) de se montrer plus sévère.
La CSN a sévèrement blâmé NA 30 jeudi. Le syndicat l’accuse d’avoir ignoré les mesures exigées par la CSST à la suite de la mort d’un de ses hommes.
«La CSST avait demandé l’arrêt des travaux tant que l’employeur ne se serait pas conformé aux normes de sécurité, a indiqué le vice-président de la CSN, Jean Lacharité. Pourtant, les travaux avaient repris samedi sans qu’aucune des mesures demandées n’ait été appliquée. Il semble que sur ce chantier, comme sur plusieurs autres, les impératifs de productions et les profits priment. Cette situation est intenable. Des vies ne devraient pas être mises en danger.»
La CSN a déposé une nouvelle plainte à la CSST, jeudi, afin de faire respecter les demandes faites la semaine dernière. La CSST avait alors exigé qu’un signaleur contrôle en tout temps le mouvement des camions et que les camionneurs soient tenus de s’arrêter lorsqu’ils en reçoivent le signal ou lorsqu’ils ne voient plus les signaux. Les alarmes de recul devaient également être fonctionnelles sur tous les camions.
Le directeur général de NA 30, Denis Léonard, a assuré que toutes ces mesures ont été mises en place et approuvées par la CSST.
«Les procédures de sécurité étaient déjà en place au moment de l’accident, a expliqué M. Léonard. Elles ont été renforcées samedi dernier, à la suite du rapport de la CSST. Nous avons pu reprendre nos activités avec les camions à bennes versantes dès mardi.»
Nouvelle Autoroute 30 est responsable de la partie ouest du projet de parachèvement de l’autoroute 30. Cette section totalise près de 42 km.