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Le transport collectif victime de son succès

En 2011, les sociétés de Transports québécoises ont enregistré des taux record de fréquentation. À cette nouvelle s’ajoutent deux constats : le réseau de transport collectif est maintenant saturé et le programme d’aide gouvernementale à l’amélioration des services de transport en commun (PAGASTC) arrive à échéance le 31 décembre prochain.

«À l’heure de pointe, on voit bien que ça joue du coude dans le métro, les gens se bousculent», a souligné Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki pour le Québec.

La Société de transport de Montréal (STM) a enregistré une hausse de près de 4%, par rapport à la même période l’an dernier. La Société de transport de Laval évalue quant à elle sa progression annuelle à près de 6% et l’Agence métropolitaine de transport (AMT) constate une augmentation de 19% entre septembre 2010 et 2011.

Devant ce qu’elle qualifie de «beau problème», TRANSIT (l’alliance pour le financement des transports collectifs au Québec) a présenté mardi un document intitulé «Plein à craquer» pour tirer la sonnette d’alarme.

«Le défi est aujourd’hui de trouver les moyens de financer cette demande croissante, a indiqué Coralie Deny, directrice générale du Conseil régional de l’environnement de Montréal. Il y urgence d’agir.»

En effet,  le PAGASTC prend fin cette année. Ce programme visait à augmenter l’achalandage des transports collectifs de 8% ainsi que l’offre de service de 16% d’ici 2012. Le gouvernement provincial s’était donc engagé à financer 50% des coûts associés à l’amélioration des réseaux, dans une limite de 100 M$ par année.

«Le ministère des Transport a laissé entendre qu’il était prêt à prolonger le programme, mais aucune démarche n’a encore été faite en ce sens», a expliqué Mme Deny.

L’alliance demande que le programme soit reconduit et même bonifié. Elle suggère aussi d’augmenter progressivement la redevance sur les carburants et les combustibles fossiles (la taxe verte) qui finance notamment le PAGASTC.

TRANSIT ne préconise pas une hausse des frais d’utilisation des transports collectifs. «Quant on demande aux gens ce qui les inciterait à prendre plus souvent les transports en commun, la majorité ne parle pas du prix, mais d’une meilleure offre», a affirmé Florence Junca Adenot, professeure à l’UQAM.

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