45% des édifices inspectés non conformes à Hochelaga
Plus de 45 % des bâtiments inspectés situés sur la rue Sainte-Catherine dans le quartier Hochelaga nécessitent des corrections. C’est ce qui ressort des chiffres fournis par l’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve qui vient de terminer l’inspection de 277 édifices – excluant les HLM et les immeubles commerciaux – situés dans l’un des quartiers les plus pauvres au Canada.
En un an, les deux inspecteurs affectés à cette tâche n’ont pas chômé. Entre les balcons en mauvais état, les avertisseurs de fumée manquants et les issues de secours non conformes, ils ont dressé 127 avis d’infraction. «Dans sept cas, il y avait même un risque d’effondrement sur le trottoir. C’est une chance qu’on les ait détectés», a noté lundi Jean Poisson, qui pilote les inspections.
Bonne nouvelle : dans 56 % des cas, les travaux correctifs sont déjà terminés, et seulement 16 % des avis d’infraction sont contestés par le propriétaire, se félicite le maire de l’arrondissement, Réal Ménard. «L’objectif principal [de cette opération] est d’améliorer la qualité de vie des citoyens et de revitaliser le quartier», a-t-il précisé.
En parallèle, le service d’inspection a eu l’occasion de suivre les policiers lors de leurs interventions dans ce secteur. Les inspecteurs en bâtiment ont pu voir de près l’état glauque d’au moins trois des piqueries qui y subsistent.
La réglementation du bâtiment est l’une des armes utilisées pour faire fermer ce genre d’endroit. «Je suis convaincu qu’on peut aussi gagner cette bataille, comme on a gagné la bataille contre les Hell’s», croit M. Ménard.
Le maire pourrait être aidé par le feu vert de Québec à la mise en place de sites d’injection supervisée. Selon La Presse, cinq sites seraient envisagés à Montréal, dont un dans Hochelaga.