Un autre cas de moisissure à la CSDM
La Commission scolaire de Montréal (CSDM) évaluera la qualité de l’air dans ses établissements. L’annonce a été faite jeudi par la présidente de la CSDM, Diane De Courcy, après qu’un nouveau cas de contamination par les moisissures a été confirmé par la Direction de la sécurité publique.
C’est l’école Hochelaga qui est touchée. Selon les analyses effectuées cet automne, 50 % des 72 employés et 5 % des 350 élèves présenteraient au moins un problème de santé vraisemblablement lié à la présence de moisissures dans l’école. Parmi les problèmes constatés : rhinosinusites, maux de gorge persistants, irritation des yeux, asthme et même quelques cas d’infection des voies respiratoires.
Ironiquement, une partie des élèves touchés viennent de l’école Baril. Ils avaient été relocalisés depuis la rentrée à l’école Hochelaga à cause des moisissures dans leur établissement. La CSDM refuse de parler de négligence dans le cas de l’école Hochelaga, car les moisissures étaient difficilement visibles, cachées notamment sous les planchers. La présidente de la commission scolaire admet toutefois «qu’il faudra revoir certaines façons de faire». D’autant plus qu’une bonne partie des 200 établissements a plus de 60 ans.
À partir de la semaine prochaine et jusqu’au 23 janvier, les élèves et le personnel de l’école Hochelaga seront relocalisés ailleurs dans l’arrondissement, le temps que les travaux de décontamination et l’installation d’un système d’aération soient terminés et que de nouveaux tests de mesure confirment que la qualité de l’air est acceptable.
Processus complexe
Enlever la moisissure est un «chantier à risque élevé», indique Jean-François Laberge, chef d’équipe chez LVM, qui effectue les travaux de décontamination. Comme pour l’amiante, il faut créer des zones étanches et dépressurisées. On y pénètre par l’intermédiaire de sas de transition dans lesquels on enfile et on retire des combinaisons étanches et des masques. Les déchets qui sortent doivent être soigneusement emballés.