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L’éthique au coeur de la plate-forme de Marcel Côté

Photo: Yves Provencher/Métro

Montréal doit effectuer une «Révolution tranquille» dans sa gestion interne, du moins selon la plat-forme électorale de Coalition Montréal – Marcel Côté, présentée dimanche.

C’est devant près de 400 supporteurs et flanqué de 75 candidats de son parti que Marcel Côté a officialisé ses engagements en vue des élections municipales du 3 novembre. «Nous devons changer les systèmes de gestion à l’hôtel de Ville pour que ce qui s’est produit dans le passé ne puisse plus jamais se reproduire, a-t-il clamé, en faisant référence aux allégations de collusion issues de la Commission Charbonneau. Ce qui est arrivé est totalement anormal pour une grande ville. Il y a eu des individus filous qui se sont glissés, mais ils se sont glissés dans une ville qui était vulnérable. La structure de gouvernance d’une ville ne devrait pas permettre qu’ils puissent faire ça».

À cet effet, Coalition Montréal s’engage à restructurer le comité exécutif et d’y inclure des membres d’autres partis, et de créer un poste de commissaire à l’éthique, qui fera rapport annuellement au Conseil de ville sur les manquements de conduite des élus.

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L’imposant document de 32 pages compte 100 actions étalées sur 20 engagements, touchant plusieurs sphères de la métropole, de l’électrification des transports à la nécessité d’attirer les familles, en passant par la relance du secteur manufacturier.

Les opposants de M. Côté n’ont pas tardé à réagir au document. «C’est une longue litanie de vœux pieux, a lancé en point de presse dimanche Richard Bergeron, chef de Projet Montréal. Ce n’est pas une plate-forme. Dans une plate-forme, on devrait établir des priorités pour un premier mandat. On ne peut pas avoir 100 priorités pour un premier mandat, quand même».

Quant à lui, Denis Coderre, autre aspirant à la mairie, croit que la plate-forme de la Coalition ne tient que de la frime. «Ce qu’il propose, mis à part réutiliser la symbolique de la Révolution tranquille, ce qui est à mon avis assez ordinaire, c’est simplement cosmétique».

Parmi les 100 actions promises par la Coalition Montréal, certaines retiennent l’attention :

  • Établir un nouveau rapport de force plus musclé entre la mairie de Montréal et le gouvernement du Québec.
  • Créer une application mobile pour que les Montréalais puissent signaler à la Ville certaines situations non-désirables, tels que les nids-de-poule ou graffitis.
  • Nommer un Comité exécutif ayant un nombre égal d’hommes et de femmes.
  • Ajouter 100km de pistes cyclables par année pendant le premier mandat.
  • Faciliter l’accès aux services de la Ville dans leur langue pour les anglophones.

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