L’UPAC a perquisitionné le siège social du PLQ
L’Unité permanente anti-corruption (UPAC) a perquisitionné le siège social du Parti libéral du Québec à Montréal au mois du juillet dernier, a révélé Radio-Canada lundi soir. La perquisition s’est déroulée dans la plus grande discrétion par un petit groupe de policiers. Lorsque cette opération a eu lieu, l’attention était tournée vers la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic.
Selon l’équipe de l’émission Enquête, l’UPAC était à la recherche de preuves dans des dossiers de financement politique occulte. Une fois l’opération terminée, le mandat de perquisition a été mis sous scellé pour empêcher que son contenu ne soit rendu public.
La société d’État annonçait lundi qu’elle avait déposé une requête en Cour supérieure visant l’UPAC, la Sûreté du Québec et le Directeur des poursuites criminelles et pénales afin de connaître les motifs ayant mené à cette perquisition qui est passée sous le radar.
Le PLQ a confirmé lundi soir dans un communiqué que l’UPAC s’est bien présentée aux locaux de sa permanence de Montréal en juillet et que les employés présents avaient offert leur pleine collaboration. «La direction du PLQ collabore avec toutes les autorités chargées de surveiller et d’enquêter sur l’application effective de la Loi électorale et des autres lois en vigueur», peut-on lire dans le communiqué.
Rappelons que l’ex-entrepreneur Lino Zambito avait éclaboussé le PLQ lors de son passage à la Commission Charbonneau en octobre dernier en avouant avoir participé à certaines activités de financement impliquant le PLQ dont une soirée de financement pour le compte de l’ancienne ministre Nathalie Normandeau. Il disait avoir utilisé un système de prête-noms pour contourner la limite légale des dons aux partis politiques.