Soutenez

Les candidats ne s’entendent pas sur le mode de transport à prioriser

Photo: Yves Provencher/Métro

Si, sur les enjeux liés au transport et à l’environnement, les principaux candidats à la mairie se distinguent davantage par leur person­nalité que par leur plateforme, les modes de transport priorisés et la gestion des déchets font exception.

Lors du débat organisé lundi sur le thème des transports, de l’environnement et de l’urbanisme, les candidats ressemblaient plutôt à une bande de collègues qu’à des adversaires. Leurs principales divergences ont surtout touché les modes de transport priorisés.

Richard Bergeron roulerait en tramway, tandis que Marcel Côté et Mélanie Joly misent plutôt sur le service rapide par bus (SRB). Denis Coderre croit plutôt que la réalité des finances permet surtout de créer de nouvelles voies réservées aux autobus.

Pour le financement, rien de bien nouveau. En attendant les péages prévus pour 2020, tous ont souligné que les 100 M$ manquant chaque année devront être trouvés en négociant avec Québec et en assurant une meilleure gestion des finances publiques. Mélanie Joly s’est démarquée en demandant que «Montréal ait un statut particulier et
obtienne 0,5 % de la TVQ».

Le débat est un peu sorti de sa torpeur quand le dossier des déchets est arrivé sur la table. Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, a dénoncé «les calculs électoralistes» du candidat Coderre dans le dossier du centre de compostage prévu au Complexe environnemental de Saint-Michel. Ce dernier remet en cause le choix du site, tout comme Marcel Côté et Mélanie Joly. «Il y a une réalité citoyenne et il faut prendre des décisions en conséquence», a répondu M. Coderre, avec en main une pétition de milliers d’opposants.

Concernant le projet d’inversion du pipeline d’Enbridge, qui s’avère à la fois une occasion sur le plan économique et un danger pour les réserves d’eau potable, les candidats ont dû clarifier leur position. MM. Coderre et Côté se sont déclarés plutôt favorables au projet d’Enbridge, alors que M. Bergeron s’y oppose. Mélanie Joly a adopté une position intermédiaire, demandant au gouvernement fédéral de faire pression pour s’assurer de son degré de sécurité.

Le débat était organisé par le Conseil régional de l’environnement de Mont­réal.

Le prochain débat aura lieu mercredi à l’Université McGill.

Des défis à relever

Selon un document préparé par certains groupes écologistes à l’attention des candidats :

  • les zones protégées devront passer de 6 % à 17 % d’ici 2020;
  • il faudra freiner le nombre d’autos (+35 000 autos par an);
  • on devra atteindre un taux de 70 % de récupération des déchets en 2025, contre 37 % à l’heure actuelle.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.